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The book on Dragons ♦ Ft. Casey McLellan
Elowen O'Neill
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Elowen O'Neill
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Jeu 24 Jan - 18:51


The book on DragonsElowen O'Neill & Casey McLellanLa jeune femme déambulait sans réel but dans les couloirs, ses prunelles vertes scrutant les lieux qu’elle avait retrouvé seulement quelques années plus tôt et qu’elle découvrait à nouveau. Pourtant, Poudlard n’avait pas réellement changé, loin de là, mais arpenter les lieux maintenant qu’elle y était professeur lui procurait une sensation étrange. Ce n’était pas désagréable, juste différent pour Elowen qui saluait les personnes qu’elle rencontrait dans les couloirs. Elle ne donnait pas cours ce jour là et voulait seulement se changer les idées, trouver quelque chose à faire. Ses pas la firent s’arrêter devant la bibliothèque où se trouvaient quelques étudiants en train de réviser ou de réaliser leurs devoirs et la jeune adulte se faufila dans la pièce sans un bruit, tentant de rester aussi discrète que possible afin de ne pas s’attirer les foudres de la bibliothécaire.

Elle marcha dans les rayonnages, scrutant les différents ouvrages présents, s’arrêtant de temps en temps pour en feuilleter un avant de le remettre et de marcher à nouveau à travers cette salle de l’établissement scolaire. Quelques bribes de ses années d’étude lui revinrent en mémoire, les moments passés en cet endroit lorsqu’elle avait des recherches à effectuer pour les différents cours et les rire ainsi que les discussions pouvant se faire entendre de temps en temps lorsqu’avec ses amis ils bloquaient sur une matière, ne trouvaient pas ce dont ils avaient besoin ou parlaient de leurs rêves futurs. Des rêves variés ou inexistants à l’époque.

Elowen passa les doigts sur une partie des livres à sa hauteur, regarda les titres et retint un soupir. Elle les avait déjà lus et n’avait pas envie de se replonger dedans, pas maintenant du moins. Pourtant, elle était certaine qu’il devait y avoir des titres inconnus en dehors de la réserve. Elle s’arrêta au niveau des livres parlant des dragons, réfléchit quelques instants et fini par se mettre sur la pointe des pieds.

- Sérieusement ? Je l’attrape comment ?

Elle tenta une nouvelle fois, s’étirant encore et tendant le bras autant que possible pour attraper le livre l’intriguant. La brunette se mordit l’intérieur des joues, abandonnant quelques instants, et chercha des yeux quelque chose pouvant l’aider à gagner de la hauteur. Déplacer une chaise ? Grimper sur les étagères ? La première solution semblait être la moins risquée, à première vue, mais le professeur d’alchimie n’avait pas envie d’aller en chercher une dans la salle, la prendre avec elle et revenir là où elle avait trouvé le livre avec l’objet pouvant l’aider. Grimper ? Les risques de se casser la figure étaient grands et Elowen sentait, d’avance, que la bibliothécaire allait venir lui faire des reproches par la suite si cela se savait ou si elle était aperçue.

Bien sûr, l’ancienne Poufsouffle aurait tout simplement pu utiliser la magie, mais elle n’y pensait pas. Ses habitudes moldues restant bien présentes quoi qu’elle fasse, Elowen préférait essayer de se débrouiller par ses propres moyens qu’avec l’aide de ce qu’elle avait apprit en cours. Certes, cela pouvait sembler étrange voire stupide de se tortiller pour attraper quelque chose, mais pour la demoiselle ça ne l’était pas.

Non… Pour elle, la méthode purement moldue – celle qu’elle avait employé durant une longue période – restait la plus instinctive et naturelle à employer. Elowen était ainsi, malgré qu’elle utilisât la magie depuis son entrée à Poudlard, car lorsqu’elle retournait chez elle, la jeune femme retrouvait ses habitudes moldues… Le côté plus féérique et magique en plus dans ses actions. Résultat, pour des tâches telles qu’attraper un livre, l’irlandaise les employait quitte à se retrouver les quatre fers en l’air en cas de chute.

Elowen se mordilla les lèvres, se mit sur la pointe des pieds une seconde fois et manqua de rencontrer de plein fouet l’étagère remplie de livres. Elle évita cette rencontre pour le moins fortuite que par chance… Ou plutôt en se penchant en arrière, finissant les fesses sur le sol de bibliothèque de l’école de sorcellerie. Un léger gémissement de douleur quitta sa gorge avant qu’elle ne se frotte la zone meurtrie par la chute ayant eu lieu peu de temps auparavant.

- Pourquoi est-ce que je ne peux pas prendre un livre à ma hauteur ? Si j’étais plus grande, je l’attraperais tellement facilement sans m’étaler au sol ou devoir me tendre comme… Comme… Comme un Barbapapa !

L’image des êtres sans réelles formes fixes s’imprégna dans l’esprit de l’ancienne Poufsouffle qui dût se retenir d’éclater de rire en plein milieu de l’une des salles les plus studieuses de Poudlard. Elle se remit debout, repositionnant une mèche de cheveux s’étant placée juste devant ses yeux derrière son oreille et recommença à nouveau ses tentatives. Elle aurait ce livre et le lirait, cela Elowen en était certaine, même si elle ne voyait pas encore de quelle manière elle y arriverait. Une brève seconde elle se demanda comment elle faisait lors de ses années d’étude pour attraper ce qui n’était pas à sa portée, mais cette question fut rapidement envoyée aux oubliettes.
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Casey McLellan
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Casey McLellan
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Sam 26 Jan - 12:47
Won't see us comin' We're out for bloodclickCasey & Elowen
« The book on Dragons »« Le cours est terminé. N’oubliez pas d’apprendre les runes apprises aujourd’hui pour le prochain cours. J’interrogerais certains d’entre vous. »

Je m’étirais de tout mon long alors que la classe se vidait peu à peu, certains traînant en papotant, sûrement peu pressés d’atteindre leur cours suivant, les autres ayant presque fui la salle. J’espérais tout de même que ce n’était pas parce que le cours était si barbant que ça… Enfin, tant pis. Si c’était le cas, à moi de trouver une solution pour rendre tout ça plus marrant. Mais d’abord, arrêt bibliothèque. Je devais rendre certains livres - utilisés pour créer mes cours ou par pure curiosité - et, peut-être, en reprendre.

Je sortais et fermais la salle avant de partir, livres dans les bras, vers ce lieu d’études ou de « je fais semblant de travailler et je récupère des heures de sommeil ». Je préférais vachement prendre une pile de livres et aller les consulter en dehors du château… Déjà élève, c’était ce que je faisais. Alexei et moi attrapions certains livres et nous les lisions en dehors du château ou un endroit calme à l’intérieur, lorsqu’il faisait trop froid pour sortir un orteil… De bonnes années qui remontaient à très longtemps… Je me demandais ce qu’il devenait, dans quel pays s’était-il finalement installé ?

Soufflant, j’entrais dans ce lieu sacré et empli de connaissances. Ce fut rapide pour rendre les livres empruntés. Il fallait avouer que je les rendais au moment où la plupart des professeurs donnait des travaux ! Une chance, ils préféraient les emprunter que les rendre. D’un œil distrait, j’observais les élèves en train de réviser, je pouvais remarquer que quelques-uns s’endormaient sur leur livre, ayant sûrement bossé jusque tard… Qu’est-ce que ça allait donner avant les BUSE ou leur ASPIC… La caféine allait fuser, je le sens…

Je repartais dans les rayons pour piocher quelques livres, que je ne connaissais pas ou qui pouvaient me servir… Mais, rapidement, après avoir pioché un ouvrage parlant de tablettes runiques retrouvées à propos de divers animaux magiques, il fallait que je trouve d’autres informations sur ces êtres… Mes cours concernant ce sujet étaient trop loin que pour m’en souvenir correctement… Et, en général, ça plaisait plus aux jeunes d’avoir des textes sur des créatures que des tonnes lignes de pure théorie. Je parlais en connaissance : les textes académiques runiques étaient d’un ennui… Ma partie préférée du cours, lorsque j’étais étudiante, c’était lorsque notre professeur avait retrouvé un procès, retranscrit en vieux futhark, et où on avait eu la chance de donner notre avis sur cette affaire.

Ça allait me prendre quelques temps pour préparer le texte ainsi que les annexes pour en apprendre un peu plus sur les êtres mentionnés et intéresser les jeunes, mais, si je voulais faire correctement mon travail, c’était le prix à payer. En plus, en acceptant de devenir prof’, je savais que mes soirées allaient être énervantes au départ…

Ça allait durer encore plus longtemps si la brunette - que je reconnaissais comme étant une professeur - devant la section dragons continuait de se tortiller, en essayant d’attraper un pauvre livre, au lieu de chercher une solution efficace… J’aurais pu tout simplement éviter d’observer ce spectacle mais, si mes souvenirs étaient bons, un guide sur les dragons nordiques était quelque part dans cette partie, juste devant elle...

J’avais moi-même des réflexes moldus - il était difficile d’oublier 11 années de sa vie où on était dépendant de la gravité et de nos mains - mais, à un moment, il fallait se résigner et sortir la baguette. Même si, là, il n’était question que de quelques centimètres manquants…

Ce fut de trop lorsqu’elle finit les fesses à terre, marmonnant toute seule comme une folle à lier… Je passais ma main libre sur mon visage puis mes cheveux, les ramenant en arrière, et finissais par intervenir.

« Pardon, je peux ? »

Plus facilement qu’elle - j’avais la chance d’être plus grande de quelques centimètres -, je prenais le livre adjacent à celui qu’elle visait depuis plusieurs minutes. Je coinçais le livre aux tablettes runiques sous le bras pour feuilleter celui que je venais d’attraper. Il était bien comme je m’en souvenais et allait me permettre de rendre plus attrayant mon cours.

Je lui faisais rejoindre le premier ouvrage et m’apprêtais à partir, mais fut retenue par quelque chose d’horriblement embêtant : la gentille conscience. Elle me parlait très peu, ces dernières années, et je l’écoutais à peine, ayant trempé mes mains dans d’innombrables bains de sang… Néanmoins, là, je lui laissais un peu de contrôle sur ma personne.

Je me retournais alors vers la brunette - c’était quoi, encore, son nom ? Je l’avais déjà entendu mais après… - et pointais du doigt l’objet de sa convoitise.

« Vous allez finir par utiliser la magie ou vous voulez que je vous l’attrape ? »

Déjà étudiante, bon nombre de personnes - majoritairement des filles de mon âge ou des années inférieures - avait eu besoin des services de mes centimètres en plus. Avant, ça ne me dérangeait absolument pas, je le faisais même sans réfléchir, sans demander - surtout de façon sarcastique -… C’était ainsi que je pouvais me rendre compte que j’avais changé… Pour un bien ? Aucune idée…

« A force, malgré que vous ayez de bons airbags, vous allez finir par vous faire mal. »

Ça, par contre, ça n’avait pas changé… Sourire en coin, petite pique pour s’amuser… J’aurai soixante ans, je serais toujours une charmeuse lors de mes temps libres. Le pire ? Je n’y réfléchissais même pas et ça sortait tout seul. Pas avec tout le monde, j’avais des limites mais, ici, à cet instant, ça n’en faisait pas partie.
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Dim 27 Jan - 12:38


The book on DragonsElowen O'Neill & Casey McLellanUne voix résonna aux oreilles d’Elowen, celle-ci était plus rauque que celles connues de la jeune femme et en même temps elle avait une vague impression. Celle de l’avoir déjà entendue quelque part. Où ? Elowen avait du mal à se souvenir, se disant simplement que cela devait être au détour d’un couloir du château. La brunette abandonna ses recherches par rapport à cela lorsqu’elle comprit que l’autre femme voulait passer, atteindre l’un des rayonnages et la professeure d’alchimie se releva en vitesse, s’éloignant légèrement. Après tout, il n’y avait aucune raison pour que la personne lui ayant parlé ne puisse pas faire ce qu’elle avait à faire.

- Bien sûr…

Les seuls mots qui quittèrent les lèvres de la brunette. Elle aurait bien aimé ajouter quelque chose, mais son cerveau butait sur certaines données. Elle était certaine de l’avoir déjà vue et Elowen ne se gêna pas pour observer l’être qui venait de tendre le bras pour attraper le livre juste à côté de celui qu’elle désirait. Une femme aux courts cheveux blonds, plus grande qu’Elowen, se tenait donc là où elle s’était trouvée auparavant et n’avait guère de difficulté pour attraper « son précieux ». L’alchimiste se retint de secouer la tête, se disant qu’après les Barbapapas, elle venait de penser au Seigneur des anneaux sans réelles raisons.

Elle scruta un bref instant le livre attrapé par son homologue féminine, continuant de réfléchir aux raisons pour lesquelles elle lui disait quelque chose. Ses prunelles vertes brillèrent de curiosité un bref instant, ses pensées vagabondant allègrement avant qu’elle ne revienne sur Terre, ce n’était pas le moment pour se plonger dans un ouvrage de plus même si… Même si… En fait, il était déjà trop tard pour poser la question qui lui brûlait les lèvres car lorsqu’elle revint de ses rêveries l’être qui se trouvait, quelques secondes auparavant à ses côtés, avait déjà fait demi-tour.

Elowen releva la tête en direction de l’objet de sa convoitise, toujours hors de portée, se disant que la blondinette à la voix rauque aurait pu tenter de l’aider et se tourna vers celle s’éloignant. L’espoir ne la quittait pas, bien qu’il fût restreint et les yeux de la professeure d’alchimie brillèrent de plus belles lorsqu’elle vit l’autre adulte pointer le livre qu’elle convoitait du doigt. Même si la remarque qui suivit la fit grimacer.

- Hm…  J’aurai bien répondu par un, je compte utiliser la magie mais ce serait tellement facile, sans aucun challenge et puis vous le demandez tellement gentiment qu’un coup de main ne serait pas de refus… Mademoiselle, heu… Heu…

La brune ferma un instant les yeux, se remémorant le mois de novembre de cette année, les professeurs l’entourant et se mordit l’intérieur des joues. La blonde ne se trouvait pas loin d’elle, elle avait entendu son prénom, son nom, savait qu’elle était tout comme elle professeur ici et retrouvait même sa fonction en elle-même. Elowen entendit à nouveau la voix rauque de son interlocutrice et resta un moment perdue tout en se retenant de rire. Elle ne s’attendait pas à une telle phrase, une telle réaction par la suite qu’elle ne trouvait pas d’action adéquate sur le moment… Jusqu’à ce que le rire l’emporte sur la surprise.

- Mes airbags vous remercient de votre sollicitude, même si depuis le temps ils ont l’habitude vu mes réflexes purement moldus. Depuis combien de temps m’observez-vous, ou plutôt me matiez-vous, en train de me casser la tête pour attraper le livre que j’aimerais bien lire ?

Elle fit face à son interlocutrice, plongeant son regard vert dans le bleu rappelant la glace de l’autre femme. Elowen était plutôt amusée, plus qu’embêtée, par ce qu’avait lâché cet être qui ne lui était pas si inconnu que cela. Un éclair de lucidité lui traversa l’esprit, enfin, afin de lui rappeler le nom de cette personne qu’elle avait entendu.

- Professeur McLellan, c’est bien ça ? Vous enseignez les runes si je ne me trompe pas… Rah… Rien à faire, votre prénom ne me revient pas du tout pourtant j’ai bien l’impression de l’avoir déjà entendu.

La voix de la jeune professeure montrait sa curiosité, sa joie de discuter également, même si elle faisait bien attention à ne pas parler trop fort dans cette salle où les élèves étudiaient ou se reposaient sur de malheureux ouvrages. Elle sourit, naturellement, et se détourna brièvement tout en observant le livre qu’elle désirait lire.

- Vous aussi vous vous intéressez aux dragons ? A moins que ce ne soit pour vos cours ? Ou pour tomber sur de malheureuses personnes à qui faire du charme tout en profitant de votre grande taille pour leur venir en aide ?

Taquine, la professeure d’alchimie restait fidèle à elle-même. Elle aurait pu rougir, perdre totalement le contrôle de ses moyens, fuir ou donner une claque à la malheureuse lui faisant face, mais ce ne furent pas ces réactions qui prirent le dessus. Loin de là. Elle préférait rester naturelle, ne pas prêter attention à tout le reste et juste parler, répondre, sans arrières pensées, sans se dire que cela sera mal prit. La brunette était juste à l’aise, elle-même et savourait chaque instant en vivant dans le présent sans réellement se casser la tête par rapport à l’avenir en lui-même. Ses oreilles entendirent quelques bribes de voix, des élèves discutant entre eux par rapport à l’un des devoirs qu’ils avaient à faire et cherchant ce dont ils avaient besoin dans les ouvrages présents. Une nouvelle vague de souvenirs l’assaillit, lui rappelant les longues discussions, disputes, recherches effectuées avec ses condisciples.

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Dim 27 Jan - 22:01
Won't see us comin' We're out for bloodclickCasey & Elowen
« The book on Dragons »Je ne comprenais pas ces personnes qui, à une simple question, pouvaient répondre un monologue digne de Shakespeare… Un oui ou un non, c’était en général assez clair et il ne fallait rien rajouter…

Mais c’était parce que la plupart donnait une réponse sans fond, sans aucun sens… Là, j’avais droit à de la vraie répartie. Un petit jeu de tennis où la balle de sarcasme était renvoyée avec un petit mot : « raté, essaye encore ». C’était ce que j’avais toujours apprécié chez Alexei, un match où l’on se renvoyait des pics et on finissait par exploser de rire à la fin… Là, je secouais simplement la tête, plus habituée à ce genre d’échange et à exprimer de la « joie », en attrapant le livre qu’elle avait dû passer plusieurs minutes à tenter vainement d’atteindre.

J’aurai pu rire après qu’elle se soit esclaffée par rapport à ma dernière pique. Néanmoins, je gardais seulement mon sourire en coin, malgré que je savais que le reste de mon visage devait être impassible.

« Vous sautez vite aux conclusions. Malheureusement pour vous, je ne matais pas, j’attendais simplement. »

J’eus du mal à ne pas détourner le regard lorsqu’elle plante son regard émeraude dans le mien. Une lueur de malice semblait y luire, comme si ce n’était qu’un jeu. Ce qui était vrai. Quoi de plus amusant que d’embêter sa collègue au milieu d’une rangée de livres ? Enfin… Malheureusement, je ne ressentais pas cette chaleur dans la poitrine, ça restait froid, vide…

Je déviais légèrement le regard pour ne pas montrer ce moment de « faiblesse », l’un de ces rares où je me rendais compte que ça n’allait pas, et fut sauvée par un sursaut de je-ne-sais-quoi où elle semblait se souvenir de mon nom de famille. Parce que, oui, McLellan avait l’air d’être plus facilement mémorisable pour elle que Casey. Une vraie énigme, cette brunette… Une énigme bavarde et avide de discussions et, même si ce match de tennis était intéressant, je n’étais plus le plus grand fan des bavardages au détour d’un couloir…

« C’est Casey McLellan. Même si j’avoue ne pas avoir souvenir de votre nom, ni même de votre matière… »

Certains auraient pu avoir du mal à faire cet aveu mais, moi, ce n’était pas mon cas. En quoi cela pouvait-il être mal vu ? Nous ne sommes pas des machines créées pour retenir un nombre incalculable de noms et de prénoms. C’était déjà bien que je puisse me souvenir de ceux de mes élèves, alors ceux de collègues que je voyais une fois toutes les lunes.

J’allais couper court à cet échange, finissant la rencontre en un match nul, en lui donnant enfin le livre qui semblait attirer son attention. Or, je m’arrêtais avec sa première question, d’abord curieuse, puis une seconde, curieuse et la dernière, taquine. Je haussais un sourcil en tapotant mon épaule avec le dos du précieux livre de ma collègue. Mon sourire, disparu à un moment donné sans que je ne m’en rende compte, reprit sa place sur mes lèvres. J’ai tellement été habituée à un environnement bien plus sombre et plus dur, ces dernières années, entre le comportement de ma mère envers moi - même si elle n’était jamais réellement responsable et s’excusait après coup - et les missions défiant ma morale, que cette personne, irradiant d’un naturel joyeux, j’oubliais un instant mes problèmes et ce vide en moi.

« A force de parler de mon petit numéro de charme, je pourrais finir par croire que ça vous plait. Encore une fois, désolée mais c’est bel et bien pour un cours. J’attendais simplement que vous me laissiez la place et, pendant que vous vous débattiez pour garder de nouveaux centimètres, je n’avais rien d’autre à faire que de regarder. Enfin, j’ai eu de la chance, cette fois. Ce n’était pas soit horriblement moche, soit interdit. »

C’était de par mon initiative, cette fois, que je plongeais mon regard semblable à un glacier, dans celui aussi vert qu’une forêt de mon interlocutrice. Sans même y réfléchir, je venais, je pense, de sauter à pieds joints dans le piège de l’autre professeur. A moi de me montrer plus maligne et retourner l’échiquier en ma faveur.

« Vous parliez de challenge, juste avant. Mais… Que j’attrape le livre, en vous donnant un coup de main, ce n’est pas vraiment un défi… Alors, je vous en propose un et pas physique. On sait toutes les deux qu’en tenant simplement le livre à bout de bras, il vous est impossible de le rattraper. »

Pour attiser sa curiosité, je mettais l’ouvrage devant moi et l’ouvrais à une page au hasard, lisant en diagonale ce qui était écrit sous mes yeux, sans vraiment y faire attention. Je me laissais ensuite aller contre l’une des rangées de bibliothèque, bien au courant que je devrais bouger pour laisser passer un élève à un moment.

« Je parle donc d’un défi intellectuel. Deux questions. Rien de plus. »

Je refermais le bouquin, dans un clac qui me valut un « chuuut » de la part de l’employé s’occupant de la bibliothèque et de quelques étudiants, certains s’étant réveillés en sursaut. En simple réponse, je levais les yeux au ciel, habituée à me faire « chuter » dans ce lieu de connaissances.

« La première : les origines du prénom Casey. Un indice : il y en a deux. La seconde : quelle était ma maison, lorsque j’étais à Poudlard ? Un indice : vous avez le choix entre quatre. Restreint, n’est-ce pas ? »

Comme prévu, je fus obligée de bouger pour qu’un élève attrape un livre et reparte avec. Je fis un rapide signe à la professeure, à qui je venais de poser deux questions dont l’une n’était absolument pas simple et me dirigea vers une table libre où l’on ne dérangerait aucun élève.

« Vous avez une heure, professeur. »

C’était étrange de ne pas penser aux cours que je devais préparer, aux missions, aux rapports, au poids de mon job dans l’Ombre… C’était comme si j’étais redevenue la jeune Serdaigle s’amusant, insouciante.
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Lun 28 Jan - 19:13


The book on DragonsElowen O'Neill & Casey McLellan La jeune femme gardait son sourire, amusée par la situation, et toujours de bonne humeur. Elle ne s’attendait pas à s’amuser dans cette salle alors qu’elle n’était venue que pour emprunter un ouvrage. Elowen rit une nouvelle fois lorsque son interlocutrice lui dit qu’elle sautait vite aux conclusions tout en ajoutant qu’elle ne matait pas et la brunette joua avec l’une de ses mèches de cheveux. Son sourire s’élargit de plus belle et elle ne put se retenir de répliquer, s’amusant plus que tout.

- C’est marrant, mais quand je ne mate pas je ne mentionne pas les « airbags » de mon interlocutrice préférant parler d’autre chose. Ce ne serait pas ce qui me viendrait en tête en premier lieu, très chère, mais plutôt… Hm… Dans votre cas, de dos, ce serait vos cheveux blonds en fait. De face votre teint pâle, rappelant un peu la porcelaine ou vos yeux.

L’irlandaise disait vrai, ses yeux ayant remarqué le blond de sa vis-à-vis plus rapidement que le reste avant de s’arrêter sur ses yeux. Des yeux si bleus, rappelant le bleu des régions polaires, qu’il était difficile de ne pas les voir. Quant aux cheveux blonds de l’autre professeur, Elowen pensait au blé resté un peu plus longtemps au soleil et devenu pâle, sans pour autant perdre de sa superbe aux yeux de l’alchimiste ou une topaze plutôt claire. Elle préféra oublier ses images, se concentrant sur l’être qui déviait légèrement le regard.

Cela la surprit, une fraction de seconde, avant qu’elle ne se rappelle que fixer quelqu’un dans les yeux n’était pas réellement l’action la moins embarrassante du monde. Elowen se retint de demander si ça allait, pour quoi sa vis-à-vis détournait les yeux et se dit, intérieurement, qu’elle avait remporté la première manche. Son sourire s’agrandit lorsqu’elle entendit la blondinette se présenter en bonne et due forme. Casey McLellan. Elle nota dans un coin de sa cervelle le prénom de cette personne à la voix si particulière avant de réaliser qu’il était peut-être temps qu’elle dise également son propre nom et prénom étant donné que la professeure de runes ne voyait pas du tout qui elle était.

- Elowen O’Neill, j’enseigne l’alchimie.

Elle dût se retenir de lâcher « Alchimiste d’Etat » se disant que faire une référence à un manga n’était peut-être pas la meilleure idée du siècle même s’il était relativement connu et qu’elle y avait eu droit lorsqu’elle se trouvait en Asie. Ce n’était que de l’humour gentillet et bien sûr elle taquinait également les personnes avec qui elle discutait, échangeait dans de tels moments. Même si leur domaine de prédilection restait le sujet principal, il arrivait fréquemment qu’ils divaguent, parlent d’un peu de tout et qu’elle en apprenne un peu plus sur la culture du pays où elle se trouvait avant de garder contact avec ces êtres qui avaient fait partie de sa vie à un moment ou à un autre. Niveau connaissances à travers le monde, la demoiselle réalisait rarement qu’elle en avait un bon paquet. La brunette vit le sourire de Casey et le sien s’agrandit, éclairant un peu plus le visage de l’ancienne Poufsouffle. Elle préférait tellement voir les gens ainsi, ne pas les voir être renfermé sur eux-mêmes.

- Le sourire vous sied mieux qu’un visage fermé, vous savez.

Elle n’avait pas réussi à se taire, disant la première chose lui passant par l’esprit avant de s’en rendre compte et d’avoir envie de se donner une claque. Même si au fond, Elowen savait parfaitement qu’elle n’aurait jamais sût tenir sa langue. Cela lui faisait plaisir de voir sa collègue arboré une moue différente même si la demoiselle sentait que cela allait lui retomber dessus à un moment où un autre. D’ailleurs, Casey ne tarda pas à répliquer par rapport à « son petit numéro de charme » ce qui fit mettre la tête sur le côté à la jeune adulte.

Si cela lui plaisait ? En fait, cela l’amusait plus qu’autre chose. A ses yeux, c’était principalement un jeu, un moment plaisant, un instant faisant partie de sa vie et elle appréciait ce genre de moment en compagnie d’autrui. Cela semblait simpliste, mais elle préférait voir les gens être eux-mêmes et non pas des êtres devant suivre des règles strictes. C’était ainsi qu’elle avait grandi, qu’elle avait vécu dans sa propre maison à Poudlard et finalement découvert le monde, fait les rencontres qui l’avaient forgée au fil du temps. C’était également cela qui lui permettait d’être si naturelle, de ne pas réellement se casser la tête et de faire confiance à son ressenti, ses envies. Même si cela lui jouait des tours, même si parfois cela lui retombait dessus. Elle s’en fichait, car c’était ses choix, ses réponses, c’était tout simplement elle-même.

- Ooooh ? De mauvaises expériences au niveau vision lors des chutes d’autrui ou d’être se débattant pour se débrouiller en attrapant quelque chose ? J’ai fait ce que j’ai pu pour attraper mon précieux, mais… Vous l’avez bien vu, je manquais de centimètres. Cela doit être pratique d’être grande, non ?

Les deux regards se croisèrent à nouveau, surprise au début, Elowen tint bon. La glace du regard de Casey semblait vouloir prendre le dessus sur les iris forestiers de l’alchimiste. Glace contre plantes, le froid contre un univers un peu plus chaleureux. Mais même dans les univers totalement inhospitaliers il y a de la vie et la jeune femme s’amusa à tenter de trouver des réactions, des émotions dans ce regard bleuté. Après tout, son interlocutrice ne pouvait pas être « vide d’émotions », n’être qu’une coquille sans personnalité, surtout après toutes les réflexions qu’elle avait réalisées auparavant. Chaque être humain était ainsi, même si…

Même si la professeure d’Alchimie avait déjà vu nombre de gens se fermer tel des huitres, se protéger autant que possible pour ne plus être brisé ou traité comme des moins que rien au fil de ses voyages. Peu importe le lieu, cela arrivait toujours. Des personnes mises de côté car différentes, car n’entrant pas dans les normes alors que la force de chacun résidait dans ses différences, les rêves, les désirs. Qu’ils soient possibles ou non.

Elle revint dans la réalité lorsque Casey parla d’un challenge, de questions posées et Elowen se retint difficilement de lever les yeux au plafond. Son point fort n’avait jamais été la théorie, elle se débrouillait seulement un minimum afin de répondre aux questions comme il se doit, d’avoir ses points et préférait tout ce qui était lié à la pratique. Ce n’était pas pour rien qu’elle avait préféré faire un tour du monde pour en savoir plus sur son domaine d’étude que de rester chez elle, le nez dans des ouvrages poussiéreux.

- Un challenge intellectuel composé de deux questions ? D’accord… Cela doit être faisable. Je présume que si je réussi à répondre correctement j’aurai droit au malheureux livre que vous gardez en main tel un dragon protégeant son trésor, même si dans le cas présent ce serait plutôt pour m’embêter plus qu’en tant que réel garde.

Le clac du livre refermé soudainement la fit sursauter et les « chut » surgirent d’un peu partout. Le calme était de rigueur dans cette salle du château, plus que dans les cuisines en tout cas, pourtant tout le monde trouvait une méthode pour ne pas y avoir droit. Le son en avait juste surpris plus d’un, ce qui n’étonnait pas réellement Elowen vu qu’elle-même ne s’y attendait pas.

Deux questions, l’une lui semblait simple et l’autre totalement impossible. Trouver la maison dans laquelle quelqu’un avait été n’était pas la chose la plus complexe du monde sorcier, surtout lorsque l’interlocutrice jouait sur de l’intellectuel. Elowen suivit la blondinette, libérant l’espace pour que les élèves puissent plus facilement atteindre ce dont ils avaient besoin et afin de pas déranger autrui.

- Ironiquement le côté purement intellectuel me fait pencher pour les Serdaigle, très chère professeure. D’ailleurs vous ne semblez pas beaucoup plus âgée que moi, cela ne me surprendrait pas que nous nous soyons croisées dans les couloirs… Pas dans votre salle commune vu que je n’y étais pas et que répondre à une énigme m’aurait fait chercher un autre endroit où dormir un peu trop rapidement.

Une heure… C’était tout ce qu’elle avait pour trouver les réponses. Celle qu’elle avait proposé pour la maison de Poudlard était la plus logique, celle qui semblait bien plus naturelle. Un doute subsista tout de même dans l’esprit d’Elowen, certes, directement jeter ses dés sur Serdaigle n’était pas la solution la plus idiote, mais l’esprit rusé des Serpentard pouvait parfois rivaliser avec les aigles de Poudlard. Il ne lui restait plus qu’à espérer que cette roulette russe n’allait pas lui jouer préjudice.

- J’ai droit à combien d’essai pour le prénom ? Parce que c’est assez… Complexe à trouver. Si je me base sur votre nom de famille, je tablerais sur l’Ecosse bien que l’on en retrouve en Irlande… Mais il est bien moins présent dans ce dernier. Il resterait bien l’Amérique, mais là vous n’auriez pas été à Poudlard, plutôt à Ilvermorny.

La brunette se mordilla les lèvres, comment allait elle réussir à avoir une brillante idée pour se sortir de ce mauvais pas. Discuter ne l’aiderait pas et elle n’avait pas l’impression que se baser sur la région de naissance de son interlocutrice allait grandement l’aider. Peut-être pourrait-elle se baser sur la personnalité de la professeure de runes ? Non… Elle secoua la tête, ses cheveux bruns suivant le rythme, et scruta la salle des yeux. Rien pour l’aider et elle n’allait pas non plus partir en quête d’un dictionnaire des prénoms. Internet ? Cela n’existait pas à Poudlard et elle s’estimait heureuse de ne pas avoir emmené avec elle l’un de ses appareils électroniques qu’elle utilisait naturellement lorsqu’elle voyageait… Elowen se doutait parfaitement du sort qui aurait été réservé au téléphone portable ou à l’ordinateur… Une mort imminente. Ce faisant elle les avait laissés chez ses parents, se doutant qu’ils seraient à l’abri.

- Sérieux… Je n’ai que le mot irlandais se rapprochant de Casey en tête, ça ne va pas m’aider… A moins que… non, ça m’étonnerait… Et encore, cathasaig signifiait quoi encore ? Ne plus utiliser sa langue natale durant un moment, ça n’aide pas…

La professeure marmonnait, réfléchissant tout haut tout en murmurant afin de ne pas avoir droit à l’une ou l’autre remarque. L’impression d’être prise au piège la gagnait, mais son côté joueur restait présent tout comme sa persévérance. Elle n’abandonnerait pas. Jamais. Et ce même si l’heure devait arriver à son terme, même si elle devait se planter. Elowen trouverait quelque chose, une méthode pour mettre la main dessus, trouver un indice même infime sans pour autant tricher. Les traits de son visage laissaient apparaître sa concentration, l’un de ses doigts traçant des formes dans l’air pendant qu’elle réfléchissait ce qui pouvait surprendre lorsqu’on ne la connaissait pas. Les symboles apparaissant rappelant aisément les symboles des métaux, des lettres d’alphabets souvent peu utilisés ou des arabesques. Même si cela ne signifiait pas forcément quelque chose, cette méthode était l’une des rares permettant à l’alchimiste de ne pas se laisser assaillir par d’autres informations extérieures, par diverses idées à mettre en œuvre ou désirs souvent fugaces. Un nouveau murmure quitta ses lèvres, tellement bas qu’il était inaudible pour la majeure partie des gens.

- Je trouverai…

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Casey McLellan
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Mar 29 Jan - 16:30
Won't see us comin' We're out for bloodclickCasey & Elowen
« The book on Dragons »Elle avait du mordant, la petite brunette, au final. Elle n’était pas juste une professeure têtue à garder des habitudes moldues pour un peu de challenge. Elle ne se laissait pas faire et c’était assez comique… Voir plaisant. Ces derniers temps, je n’avais pu vraiment parlés qu’avec des élèves - étant alors en position de supériorité -, d’autres exécuteurs - où, en général, l’un était plus ‘’haut‘’ que l’autre - ou mes supérieurs de l’Ombre - où je n’étais qu’un simple pion dans l’organisation -. Là, c’était un échange où je tentais de prendre le dessus - étant la charmeuse, il était normal -, mais la brunette ne se laissait pas faire, ni démonter. J’étais tellement plus habituée à des rougeurs ou des fuites…

Je gardais dans un coin de la tête qu’elle ne mentionnait pas les airbags lorsqu’elle matait mais parlait d’autre chose… En enchaînant sur des traits assez spécifiques de mon physique… Je devais garder ça pour plus tard, pour tenter de prendre l’ascendant.

« En général, il est difficile de remarquer mes airbags. Vous aurez remarqué que j’en ai peu, voire pas du tout. »

Ah mais il était normal que je n’ai rien retenu à son sujet… L’alchimie… Alexei aimait bien, jusqu’à ce qu’il ait une mauvaise note... Moi, j’avais évité ce cours comme la peste et ce, depuis le début. La moitié ? Cool, ça me suffit. Ce n’était plus obligatoire ? Ouf. Mais voilà que ce cours décidait de revenir dans ma vie, grâce à cette jeune femme. Plus qu’à espérer qu’elle ne soit pas une fanatique m’expliquant je-ne-sais-quoi sur… Euh… Je ne savais même plus les bases... ça marchait comment, encore ? C’était mon ancien prof’ qui devait en être fier, dis donc…

Je frissonnais en repensant à ses horribles heures passées devant un simple parchemin à tenter de comprendre et à mémoriser. Au final, j’avais tout retenu par cœur et je « vomissais » ce que je connaissais, sans en comprendre un mot.

Elowen mentionna mon sourire, ce à quoi je n’osais pas répondre. Comment expliquer que ce n’était pas un sourire content ? De pur bonheur mais juste un amusé ? Je ne savais même plus ce que ça faisait d’avoir un large sourire béat, une chaleur se répandant dans sa poitrine et nous empêchant de penser au négatif… Je l’avais pourtant vécu, lorsque mon père m’avait offert ma première guitare, lorsque j’ai appris que j’étais une sorcière, lorsque j’ai eu ma première moto… Ou juste des éclats de rire… Des journées heureuses sans réel contexte… Cela ressemblait tellement à un rêve, lointain, quand je tentais de m’en souvenir…

De mauvaises expériences en matière de chute ou d’observation fortuite ? Plus d’une. Plus d’une centaine, même ! Déjà rien qu’en étant une Serdaigle, lors de mes années d’études, j’avais eu l’horreur d’être témoin de certaines choses dont l’œil humain ne devrait pas assister. Par chance, le temps avait joué son rôle et je ne me souvenais pas de ce genre de choses horribles… Sauf peut-être de mon premier râteau. Mais ça, ça n’avait rien à voir avec le sujet actuel. Et je l’avais cherché… M’enfin !

« Le Savoir n’est-il pas le plus grand des trésors ? Il est en partie de mon devoir de le protéger, faisant partie de cette élite ayant la chance de le partager aux ignorants. Quitte à cracher une ou deux boules de feu, si je ne trouve pas un candidat digne. En plus, c’est vous, qui vouliez du challenge. »

Je posais mes livres sur la table que je nous avais ainsi réservée, l’autre restant dans ma main. En effet, un défi intellectuel était un peu la base des Serdaigle. Nous ne pouvions rentrer dans notre salle commune sans avoir, au préalable, répondu à une énigme. Je me souvenais encore des longues soirées, où nous étions quelques-uns, bloqués, attendant qu’une chose : que quelqu’un trouve la réponse. J’avais même passé des nuits blanches devant cette maudite porte, avant de pouvoir rentrer.

Mais, pour éviter de donner trop confiance à Elowen, je haussai simplement un sourcil, reposant le livre entre mes mains et les posant dessus, tapotant sur la couverture en cuir.

« N’est-ce pas un peu stéréotypé de dire que tous les intellectuels sont chez les Serdaigle ? Vous me décevez, O’Neill… En plus, on ne vous a jamais appris à ne jamais demander - même en sous-entendu dans une phrase innocente - l’âge d’une femme ? Même si cette dernière a aussi des allures d’homme ? »

Continuant de tapoter doucement sur l’ouvrage sous mes mains, je posais le regard sur le visage de la jeune femme, qui semblait hésiter, même avant ma petite phrase pour mettre le doute, sur la réponse qu’elle venait de donner. Il était vrai que les maisons n’étaient pas si arbitraires dans leurs choix… J’avais le choix entre Poufsouffle et Serdaigle, par exemple. Sans même y avoir réfléchi, je m’étais dirigé vers les aigles et, à part pour ce petit souci d’entrée dans la salle commune, je n’avais jamais regretté ce choix.

« Hm, votre raisonnement n’est pas mauvais mais j’aurai très bien pu naître en Amérique, venant d’une famille écossaise ayant déménagé dans le Nouveau Monde, et que mes parents aient décidé de revenir sur leur Terre d’origine. »

Mais, finalement, je décidais de me taire pour la laisser réfléchir. Ce qu’elle faisait à voix haute, au départ. Cathasaig était un bon début, l’une des premières origines de mon prénoms, qui voulait simplement dire « le veilleur », « le vigilant »… L’autre était plus difficile : Kassandra, venant du grec, voulant dire « celle qui protège ».

La brunette partit dans des réflexions murmurées et je préférais alors cesser mes petits bruits très dérangeants avec les doigts, pour me mettre à la lecture du livre que la professeure d’alchimie souhaitait tant. Je n’avais aucun souvenir de celui-ci, même le titre m’était totalement inconnu, malgré que je ne me sois jamais tant intéressée aux dragons que ça. Je préférais penser aux animaux « imaginaires » originaires de la région d’Ecosse. Mais là, d’un point de vue éducatif, il fallait penser à ce qui plaisait le plus aux jeunes et, non pas à moi.

J’allais me plonger totalement dans ma lecture lorsque je vis de drôles de mouvement du côté de la pauvre professeure qui tentait vainement - pour le moment - de comprendre les origines de mon prénom. Ce n’était pas une question facile, en effet, mais cela me semblait étrange qu’elle bouge en réfléchissant.

Sans comprendre pourquoi, je restais coïte un instant. Je trouvais beaucoup de personnes belles, ce qui faisait aussi vite ressortir mon côté charmeur, si je n’avais aucun souci de le faire. Mais c’était un jeu, comme juste avant, devant cette pauvre rangée de livres. Mais il était rare que quelqu’un soit à mes yeux… Hm… Comment je pouvais le définir ? Ah, voilà, craquant. Des personnes qui pouvaient vous faire fondre avec leurs mimiques, leur sourire… Là, c’était cette moue concentrée et ces petits mouvements dans l’air, qui devaient accompagner la réflexion…

J’avais remarqué bien avant ce regard vert clair, perçant, scintillant et ne vous donnant qu’une envie : être de bonne humeur et sourire en profitant de la vie, ces longs cheveux bruns… Mais ce n’était que du « physique » et beaucoup de personnes sont physiquement belles. Elles le sont difficilement aussi dans leur caractère, dans leur manière d’être… Moi, par exemple, certains pouvaient me trouver belle mais l’intérieur, ce n’était que de la pourriture, des éclats de miroir brisé, recouvert de sang ne m’appartenant pas, des âmes errantes se promenant pour me rappeler mes pêchés.

Un infime instant, le bleu recroisa de nouveau le vert, lorsqu’elle sorti de sa « torpeur » et murmura quelque chose, et cela me fit l’effet d’une décharge, m’obligeant à me détourner et à me replonger dans la lecture du livre ouvert devant moi. Ça ne devait être que l’effet de sa personnalité, rayonnante et irradiante, même, qui provoquait tout ça, tout simplement. Je n’y étais plus habituée, mon cerveau n’avait plus les commandes nécessaires pour réagir à ce comportement et cela perturbait l’entièreté du système.

Je devais reprendre la main sur la situation, ne pas montrer de faiblesse… Je passais rapidement une main dans mes cheveux, les ramenant en arrière pour la énième fois de la journée, ne quittant pas l’ouvrage du regard.

« Juste avant, vous avez dit que, lorsque vous matiez, vous parliez d’autre chose que les airbags… Tout en vantant mes cheveux, mon teint et mes yeux. Je dois comprendre par là que vous me matiez, tout en m’accusant de le faire ? »

Je tournais une page, malgré que je n’aie absolument rien lu des mots y étant inscrits, et croisais les bras autour du livre.

« Alors, Prof’, des idées à part ‘’cathasaig‘’ et que j’ai pu être une Serdaigle ? »
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Elowen O'Neill
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Mar 5 Fév - 16:08


The book on DragonsElowen O'Neill & Casey McLellan Elowen ne faisait guère attention à ce qu’elle disait, tout quittait naturellement ses lèvres sans jamais craindre que l’autre puisse l’utiliser d’une manière ou d’une autre. La brunette était naturelle, mentionnant sans se poser de question ce qu’elle avait observé au niveau du physique de Casey avant de réaliser qu’au final cela pouvait être prit pour… Et bien pour du matage pur et dur. Elle n’y prêta guère attention jusqu’à ce que son homologue féminine lui fasse remarquer qu’il était plutôt difficile de voir ses airbags, qu’elle en avait peu voire pas du tout. La professeure d’alchimie observa une nouvelle fois son vis-à-vis, sans un mot, tentant de rester un minimum discrète même si son regard s’attardait sur diverses parties du corps opposés.

Les prunelles vertes partirent du haut du corps de la jeune femme, de ses pâles cheveux blonds qui rappelaient tant de choses à Elowen, passant par le teint pâle de Casey sur lequel ressortait son regard glacé. Des yeux qu’il était difficile de rater, qui attiraient naturellement le regard de l’alchimiste qui tenta de s’en détourner une nouvelle fois. Les traits du visage de l’adulte étaient bien plus androgynes que ce que l’irlandaise avait pût apercevoir auparavant pourtant…

- C’est une beauté glacée…

Un murmure, tout simple, tout innocent et presque inaudible. Les joues de l’adulte de 29 ans rosirent légèrement lorsqu’elle se rendit compte de ce qu’elle venait de dire, elle secoua doucement la tête, ses cheveux suivant le mouvement avant que son regard ne reprenne sa route. Certes, Casey n’avait pas tort lorsqu’elle disait qu’au niveau des airbags ils n’étaient pratiquement pas présents… En fait, Elowen devait avouer qu’elle n’apercevait rien pouvant être nommé « airbag » en l’observant mais pour une obscure raison, la jeune femme ne se serait pas laissée avoir par le sexe de sa vis-à-vis. Elle n’aurait pas pu expliquer comment, mais elle en était certaine.

- Certes, pour les airbags c’est le niveau minimaliste… Mais vous possédez un charme tout autre pouvant happer le regard d’autrui. Un peu comme un aimant… Ou quelque chose de naturellement magnétisé… Quant au fait que je désirais un challenge, ce n’est pas faut. Je ne m’attendais juste pas à faire face à une dragonne tout bonnement ad…

Elowen finit par se taire, détournant le regard quelques instants en se disant que ses voyages et rencontres lui faisaient réellement voir le monde différemment. Tout en se disant que parler d’aimant à une sorcière n’était peut-être pas le meilleur des compliments. Pourtant, c’était la seule comparaison qui lui venait en tête et ce même si elle ne saurait pas se l’expliquer. Cela lui semblait logique, inexplicable et en même temps tellement étrange. Si Casey lui posait une question là-dessus, l’irlandaise savait d’avance qu’elle aurait du mal à répondre, trouver une répartie. Ce serait pareil si sa vis-à-vis repartait du mot non terminé. L’ancienne Poufsouffle se rendait compte, par elle-même, qu’elle se mettait toute seule dans la galère. Arriverait-elle à s’en sortir si une question tombait ?

Lorsque la blondinette lui fit remarquer que parler des Serdaigle ainsi était légèrement stéréotypé, Elowen sentit un léger frisson le long de son échine. Elle savait parfaitement ce que cela faisait les stéréotypes par rapport aux maisons, la sienne en souffrant allègrement la plupart du temps. Pourtant… Pourtant une petite voix continuait de lui hurler qu’elle ne se trompait pas. Comment pouvait-elle en être certaine ? Comment pouvait-elle ne pas se faire avoir par cette simple idée ? Le simple « Le Savoir n’est-il pas le plus grand des trésors ? » n’aurait pas réellement été prononcé par quelqu’un d’autre. Le Savoir était ce qui touchait, naturellement, les membres de la maison bleutée même si de nombreuses autres personnes se trouvant dans les trois autres pouvaient également être attiré par celui-ci. Ses prunelles vertes s’ouvrirent légèrement de surprise lorsque Casey fit une autre remarque.

- De… Mais non je ne me posais pas du tout la question de votre âge ! Rah… Je… Ce n’étais qu’une observation, rien de plus. Peut-être parce que j’ai une impression de déjà vu ou d’avoir déjà entendu votre nom ? Je ne saurai pas l’expliquer… Mais, cela n’a strictement rien à voir avec votre âge !

Un « chut » s’éleva non loin, suivit d’un autre et l’alchimiste poussa un léger soupir. Elle avait perdu ses moyens, avait haussé le ton malgré elle et attiré l’attention d’autrui. Elowen n’avait jamais apprécié cela, mais elle avait appris à faire avec au fil des ans. Elle se creusa les méninges, se demandant si elle s’était réellement trompée sur la maison de la professeure de runes, mais finit par se dire que non, qu’elle avait vu juste pour cette question. Il restait la seconde… Celle qui lui posait problème, celle pour laquelle elle ne voyait rien d’autre que le « cathasaig ».

- Vous êtes aussi vigilante que ce que voudrait dire ce mot irlandais ?

Elle tentait toujours de gagner du temps, de grapiller quelques informations sans réussir à trouver par quel moyen elle y parviendrait. Sa fierté en prenait un coup, bien plus rude que ce qu’elle pensait, mais elle restait patiente. L’heure ne s’était pas écoulée, elle finirait bien par avoir une piste, une minuscule piste. Même si ce que venait de dire la blondinette l’interpellait, la faisait douter, lui faisait perdre le fil de ses recherches internes au point qu’elle commença à faire aller sa tête de gauche à droite, perdue.

Le silence apparu soudainement autour des deux jeunes femmes, Elowen était perdue dans ses pensées, ses suggestions toutes aussi foireuses les unes que les autres et même si elle savait que ce serait en essayant qu’elle trouverait la bonne réponse, elle n’avait pas envie de faire de tentative ratée. Un rien pouvait mettre un terme à la discussion. Un rien pouvait faire en sorte qu’elle ne puisse pas avoir le livre qu’elle désirait.

- J’espère ne pas me prendre de boules de feu… Vous n’êtes pas adepte du sort Incendio à outrance ?

L’alchimiste avait lâché ça comme ça, juste pour se changer les idées tout en reprenant l’un des éléments prononcés plus tôt par Casey. Elle bloquait, ne trouvait rien de plus et fut surprise lorsque la blonde passa une main dans ses cheveux provoquant chez Elowen l’envie de suivre cette main du regard. Elle s’arrêta tout de même rapidement lorsqu’une certaine réflexion vint.

Matait-elle déjà un peu plus tôt ? Il y a quelques instants, elle n’aurait pas dit non, mais lorsqu’elle était au sol… Non, elle ne matait pas. Elle était juste heureuse de voir quelqu’un apparaître et ce même si cet être ne voulait pas l’aider au départ. L’alchimiste ouvrit la bouche, la refermant ensuite avant de faire un pas vers l’arrière. L’envie de dire « NON » lui traversa l’esprit, mais était-ce tout à fait vrai ? Après tout Casey attirait le regard, Elowen ne pouvait pas démentir, ne pouvait pas se mentir à elle-même.

- Co… Comment ça ? J’énumérais seulement ce qui attire naturellement l’œil chez vous. Un réflexe d’observation tout simplement, rien de plus, rien de moins même si vous êtes réellement attirante.

Nouvelle bourde. Elle sentait en elle qu’elle venait de déraper, après son arrêt sur l’un des mots auparavant voilà qu’Elowen disait à la professeure de runes qu’elle était attirante. Elle avait envie de se donner des baffes mentales, ce qui n’allait pas l’aider pour réfléchir à ses énigmes, trouver une solution à son problème actuel.

- Rien de plus… Pour le moment… Mais l’heure n’est pas encore passée !

Elle n’allait pas lâcher l’affaire, même si c’était difficile, même si elle dérapait un peu trop au fil de cette discussion, de ces échanges. L’alchimiste s’étira légèrement et s’approcha de l’autre professeure, curieuse de ce qu’elle lisait.

- Et ma maison, vous avez une idée ?

Elle voulait l’embêter, occuper un peu l’autre en évitant d’avoir droit à des remarques sur ses dérapages même si elle se doutait que c’était déjà raté. Elowen n’avait pas résister à l’envie de voir si l’autre jeune femme trouverait aisément sa maison à elle, la mettre au défi même si elle faisait face elle-même à un challenge. Son côté taquin, embêtant, qui revenait juste pour pouvoir attraper une quelconque information lors de l’échange.

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Casey McLellan
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Mar 5 Fév - 21:30
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« The book on Dragons »« Malgré que j’espère que le mot que vous cherchiez, est admirable… Mon petit doigt me dit que cela n’a rien à voir et que ça a plutôt un lien avec votre regard un peu trop baladeur pour un ‘’non-matage‘’. »

Cette petite brunette était vraiment intéressante. La moindre perche était attrapée. Même si je n’avais rien pu voir, le fait qu’elle parle de mes airbags, cela signifiait qu’elle les avait vu à un moment. Etant presque sûre que, précédemment, elle n’avait son regard uniquement porté sur mon visage ou, en tout cas, la partie supérieure à mes épaules, je lançais ce bluff en attendant ma prise. Le plus marrant, c’était qu’elle n’avait aucun problème à croiser mon regard au début et, plus la conversation avançait, plus elle détournait le regard. Cela pouvait signifier un mensonge, une omission ou, tout simplement, un malaise… Moi, j’avais voulu me détourner pour ne pas montrer ma faiblesse, par deux fois, ne pas montrer de faille… Mais elle, qui montrait un naturel si ouvert, si sincère, qu’avait-elle en tête ? Que souhaitait-elle cacher ou déformer ?

C’était pourtant si facile de lire ses expressions, comme là, sous la surprise de ma remarque par rapport à sa question tout à fait indiscrète… Comme un ours, marchant en posant ses grosses pattes sans faire attention où il allait, elle se fit happer dans mon piège et se mit à parler plus vite, plus fort… Elle avait clairement perdu ses moyens, au point de se faire « chuter » elle aussi.

« Vous allez nous faire jeter, Prof’. Calmez-vous. Vous imaginez les rumeurs si des professeurs se font expulser de la bibliothèque ? »

Je regardais un instant les alentours, où les élèves s’étaient remis à travailler, bien qu’un ou deux râlent que nous soyons en train de papoter et, parfois, faire trop de bruit…

« Hm, on s’est peut-être croisées… Si vous avez assisté à des matchs de Quidditch, vous avez dû me voir, étant une ancienne joueuse. »

J’eus un léger sourire en coin, taquine, lorsqu’elle me mentionna la vigilance. Pensait-elle que j’allais tomber dans le piège ? Je n’étais pas née de la dernière pluie et, ici, c’était moi qui menais la danse. Même si oui, je le suis, je fais attention à chacun de mes gestes, de mes paroles… Tout était observé, analysé, surtout pour de nouveaux arrivants après l’évasion de « la plus grande menace » - même s’ils ne savaient pas qu’elle n’était pas seule du tout -… Alors je calculais. Normalement.

« Quel mot ? Cathasaig ? J’ai grandi en Ecosse, donc je ne peux pas vous aider… A part si ça a un lien avec Casey… Qui sait ? »

Elle semblait se perdre de nouveau dans ses pensées. Elle avait le bon mot, la bonne traduction. Mais il manquait une origine… je regardais rapidement la montre à mon poignet, remontant la chemise pour pouvoir voir ce qui restait à la professeure, qui semblait prête à s’arracher les cheveux. Voulait-elle vraiment à ce point ce livre ou était-ce tout simplement pour faire la conversation ? … Cela pouvait s’appliquer à moi, aussi. Ce n’était qu’un jeu, qui ne devait pas durer longtemps, juste le temps de s’amuser avant de se séparer d’Elowen pour suivre mon propre emploi du temps. Au lieu de ça, je jouais de plus en plus et y prenais de plus en plus de plaisir, la demoiselle étant tellement naturelle que cela m’empêchait de penser au reste.

Comme déjà dit, j’avais l’impression de redevenir une adolescente, m’amusant autour d’un sujet de discussion complétement idiot, une bulle s’étant formée autour de notre duo. Bulle qui faisait oublier l’obligation d’être le plus silencieux possible, à ma vis-à-vis… Une ombre se profila pourtant sur ce moment. Si ma mère était là, elle me remettrait à ma place en me rappelant que j’avais mieux à faire, qu’une fille au sang moldu - qu’elle soit sang-mêlé ou née-moldue - ne méritait pas mon attention… Un frisson me parcourut en repensant à une claque qu’elle avait pu me mettre car, avant d’entrer chez les Ombres, elle m’avait vue parler à une moldue…

« Pardon ? »

Je n’avais même pas écouté ce qu’Elowen avait pu me dire, mon attention redirigée vers un être bien trop loin que pour pouvoir me faire le moindre mal. Malheureusement, je finissais crispée, les poings serrés, la posture plus droite, mon corps et mon esprit se souvenant de certains mauvais traitements… C’était inconscient et je ne le maîtrisais pas…

Mais, comme si elle venait de couper ce fil sombre de mes pensées, je remarquais ce mouvement presque brusque de son visage, presque fuyant. Que se passait-il de nouveau dans son esprit pour qu’elle soit passée de la jeune femme sûre d’elle, me renvoyant la balle à la moindre occasion, à celle tout à fait adorable et presque… Gênée ? Je n’en savais rien mais c’était ce qui semblait se rapprocher le plus à son comportement…

Et, comme si elle avait entendu ma question mentale, elle répondit à la hâte à l’exposition de certains faits…

« Attirante ? Cette fois-ci, on ne bafouille pas à ce que je vois, Prof’. »

J’aurai pu me mettre à rire, mais je n’avais qu’un sourire amusé sur les lèvres. Son naturel, sa sincérité, c’était vraiment ce qui faisait sa beauté. Elle ne réfléchissait pas, elle disait ce qu’elle pensait… Ce n’était pas qu’une qualité, cela pouvait lui attirer des problèmes… ça aurait pu, si je n’étais pas si à l’aise et si amusée par son comportement…

« Rien de plus pour le moment ? J’espère, O’Neill, car je pense que c’est interdit de faire ce genre de choses dans une bibliothèque pleine d’élèves. Surtout qu'on ne sait jamais, avec les rumeurs... »

Mais, en plus de s’enfoncer toute seule, elle me prit la pelle des mains et creusa sous ses pieds, lorsqu’elle décida de se rapprocher de moi, attirée par ma lecture - du livre qui devait être sa récompense -. En un instant, c’était moi qui me faisais happer, l’Aigle oubliant de battre des ailes et tombant à pic vers le sol. Elle était assez proche, peut-être trop proche… Assez pour me permettre de sentir son parfum - que ce soit naturel, le shampoing ou le bain douche -, pour me perdre dans la contemplation de son visage… Son regard vert brillait désormais de curiosité, tellement concentrée dans ce qu’elle faisait qu’elle ne faisait même pas attention à nos épaules se touchant, presque collées suite à son rapprochement…

L’Aigle reprit son envol ainsi que le contrôle de cette conversation alors que je fermais le livre pour empêcher ma voisine de lire, surtout parce que c’était sa récompense seulement après les réponses aux questions.

La sienne n’était que de bonne guerre. Mais je n’allais pas la laisser prendre la main. Il fallait que je continue de m’amuser et son rapprochement - sûrement involontaire - allait me servir. Je posais un coude sur la table, posant mon menton sur la paume de ma main, en laissant exprès du poids aller contre Elowen.

« Votre maison… Hm… Pas Serdaigle, vu que vous pensez que j’en étais. Donc vous n’y étiez pas. Pas Serpentard, je suis sûre de ne pas vous y avoir croisée… »

Elle pouvait être autant une Gryffondor qu’une Poufsouffle… Sa gentillesse et sa persévérance pouvaient l’associer facilement aux Blaireaux, mais sa détermination et la force qu’on pouvait sentir, autant dans son caractère que dans son regard, attiraient le choix vers les Lions…

Pouvais-je jouer sur sa facilité à être dans l’embarras pour avoir un indice sur sa maison ? Je n’avais pas de réel souvenir de l’avoir croisée, trop occupée avec Alexei à faire des idioties et à vivre ma vie avec le Quidditch et les cours… Même si… Non, ça me reviendra à un moment, si je l’ai vraiment croisée.

Je me tournais vers elle, me fichant de la proximité cette fois qu’il y avait entre nous deux, et haussais un simple sourcil. J’avais un sourire charmeur sur les lèvres, un sourire totalement calculé, consciente que cela devait contrastait avec le reste de mon visage.

« Je me demande si vous ne venez pas de la maison de mon Patronus. Être déterminé, persévéré… Puis je dois avouer que ceux de cette maison avaient tous un certain charme. »

Une perche, j’espérais qu’elle la déstabilisait assez pour qu’elle bafouille et m’évite à devoir réfléchir trop longtemps. Après, je pouvais reprendre la main sur cette conversation et continuer de m’amuser avant de passer à autre chose, persuadée de ne pas devoir reparler avec la jeune professeure.
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Justayne
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Mer 6 Fév - 20:48


The book on DragonsElowen O'Neill & Casey McLellan La brune avait envie de se cacher dans un trou de souris, elle se rendait compte de ses dérapages, que Casey venait de prendre en compte l’arrêt en plein début de mot d’Elowen et intérieurement elle se traitait d’idiote. C’était la meilleure façon pour que quelqu’un se fasse sa propre idée, puisse tendre des perches ou tout simplement titiller son vis-à-vis. Durant une fraction de seconde, l’alchimiste se demanda si la blonde l’avait réellement vue en train de la détailler du regard, d’avoir les yeux baladeurs ou si c’était du bluff, seulement une méthode pour savoir la vérité, ce qu’Elowen avait réellement fait. Le doute s’insinua durant un bon moment dans son esprit, elle se creusait les méninges tout en se disant qu’elle avait pourtant été discrète, qu’elle n’avait pas ouvertement bavé devant le physique de la professeure de runes. Alors comment ?

Le mot qui allait quitter ses lèvres n’était absolument pas « admirable », mais jamais elle n’allait oser dire à l’autre jeune femme que c’était un « adorable » qui allait être entendu. De plus, en quoi Casey était-elle adorable ? Elowen avait beau se creuser la tête, elle ne voyait pas, ne trouvait pas de raisons logiques à cet adjectif pour cette beauté glacée avec laquelle elle dialoguait depuis déjà un petit moment. Oui, Casey était belle, attirante et possédait un charme fou que cette dernière semblait parfaitement maîtriser, mais l’alchimiste n’arrivait pas à comprendre pourquoi elle tombait dans son piège, y fonçait tête baissée. Certes, c’était amusant de discuter avec sa collègue, de se laisser aller, de ne réfléchir à rien, mais…

Mais l’irlandaise se rendait parfaitement compte qu’une toile semblait se rapprocher d’elle, vouloir la prendre au piège tel un papillon qui n’aurait pas fait attention. Et elle n’était pas le prédateur, loin de là, juste une proie, une cible qui ne réfléchissait pas à ses actes. La jeune femme sortit de ses pensées, ses réflexions lorsque sa jolie camarade lui fit remarquer qu’elles risquaient d’être mises à la porte de la bibliothèque, que des rumeurs débuteraient probablement si cela était fait pourtant, Elowen ne voyait pas le genre de rumeurs possibles, les risques par rapport à cela.

- Des rumeurs ? Quelles rumeurs ? Cela arrive à n’importe qui de se faire mettre à la porte de la bibliothèque de Poudlard voire de l’infirmerie, pourquoi aurait-on droit à des rumeurs par rapport à ça ?

Elle avait beau chercher, elle ne voyait pas. La demoiselle ne se rappelait même pas de rumeurs entendues au détour d’un couloir durant sa scolarité, principalement parce que dans le terrier lui servant de lieu de vie tout se savait naturellement. Ils discutaient chaque jour entre eux, rien n’était réellement un secret parmi les Blaireaux qui appréciaient ces moments chaleureux, être entre eux, rire et prendre la vie du bon côté tout en travaillant, s’entraidant en cas de besoin. A ses yeux, un bruit de couloir ce n’était rien du tout, une légende qui n’avait pas de réel fondement et ne servait à rien alors pourquoi fallait-il s’inquiéter d’une rumeur si ce n’était « rien » ?

Lorsque Casey mentionna le Quidditch, le regard vert d’Elowen brilla soudainement. Ce sport purement sorcier l’avait toujours intéressée, même si elle n’y avait jamais joué et savoir qu’elle avait une ancienne joueuse face à elle ravivait ses souvenirs d’adolescentes à Poudlard. Elle en avait déjà commenté, lorsque l’un des commentateurs ne pouvait pas le faire, mais elle ne se rappelait pas du tout d’une joueuse portant le nom de McLellan. Ce n’était sûrement pas lorsqu’elle s’en chargeait, il ne lui restait donc que les matchs qu’elle observait, simple spectatrice dans les gradins dont le regard était subjugué par les différentes actions. Son cœur c’était serré de nombreuses fois lorsque l’un des joueurs se prenait un coup, un cognard ou faisait une chute vertigineuse provoquant son départ pour l’infirmerie.

- Vous étiez à quel poste ? Je suis certaine de ne pas avoir commenté l’un de vos matchs, ça c’est certain sinon je m’en souviendrais… Mais comme je remplaçais seulement quelqu’un lors de certaines circonstances, cela ne m’étonne pas de ne l’avoir jamais fait.

Le sourire taquin qui apparut sur les lèvres de l’écossaise fit du bien à la jeune professeure d’alchimie. Voir cette autre femme épanouie lui faisait du bien, comme à son habitude elle préférait voir des sourires sur les visages des gens qu’un air renfrogné, perdu ou totalement fermé. De plus, Elowen trouvait que cela allait merveilleusement bien à Casey de sourire. Était-elle tombé sous le charme de cette personne aux airs androgynes ? L’alchimiste ne dirait pas cela, juste… Qu’elle la trouvait craquante.

- Nos pays sont relativement proches pour ce genre de mot, de significations et il me semble bel et bien que Casey provient de cette origine. Après, je n’arrive pas du tout à mettre la main sur l’une des autres provenances possibles et c’est… Frustrant.

Oui, Elowen avouait sa frustration ouvertement, sans aucune honte sans pour autant arrêter de chercher. Il y avait tant de nations possibles… Mais le fait de savoir que Casey provenait d’Ecosse l’encourageait par rapport à la signification purement irlandaise du prénom. Cela avait beau être un début, pour l’alchimiste c’était, en réalité, la source la plus simple. Elle était certaine que ce n’était pas français, ni africain et encore moins asiatique. Il lui restait donc une bonne partie de l’Europe et l’Amérique, ce qui était relativement vaste. Trop vaste à ses yeux.

Elle releva un peu la tête, se rendit compte que l’autre professeure était perdue dans ses pensées, que son corps entier se raidissait, que sa posture changeait. Tout son être semblait devenir plus froid, plus lointain, sur le qui-vive, comme si Casey craignait quelque chose ou quelqu’un. La brunette ne voyait pas quoi, ne pouvait pas deviner, mais voir ainsi l’autre personne lui faisait mal au cœur et perplexe. Que pouvait-elle faire pour que cette beauté glacée retrouve un air plus serein, taquin ?

La gêne grandissait dans l’esprit d’Elowen qui réalisait qu’elle comparait un peu trop souvent l’écossaise à une « beauté glacée ». Beaucoup trop même. Pourquoi avait-elle fait cette comparaison ? A cause de son regard, de son teint ? A moins que ce ne soit l’aura émanant d’elle ? La jeune adulte ne voyait pas, ne trouvait pas, mais elle avait tant envie de recroiser ce regard, de découvrir ce qu’il pouvait dire. Elle ouvrit la bouche lorsque sa vis-à-vis lui fit remarquer qu’elle ne bafouillait plus lorsqu’elle lui avait dit qu’elle était attirante avant de la refermer un instant, souriant.

- Parce que c’est la vérité. Juste la vérité. Je suis certaine que beaucoup de gens doivent vous le dire, même vous faire du rentre dedans ouvertement tant vous êtes charmante, magnétisante… Attirante.

L’alchimiste avait réussi à reprendre le contrôle d’elle-même, ne pas se laisse submerger par quelque chose. Quoi ? Elle n’en savait rien, ne voulait pas le savoir actuellement. Tout ce qu’elle désirait c’était profiter de l’instant, le faire durer autant que possible même si les secondes, les minutes s’égrenaient.

- Faire ce genre de choses dans une bibliothèque ? Mais… De quoi est-ce que vous parlez ? Je parlais juste des idées que j’avais sur votre maison et l’origine de votre prénom !

Elle avait beau ne pas être naïve, elle ne voyait pas. Où voulait en venir Casey ? Que voulait-elle dire par là ? Qu’était-il interdit de faire dans une bibliothèque ? Diverses images passèrent dans sa cervelle, dans son imaginaire, mais elle préféra les faire partir le plus rapidement possible. Toutes deux étaient professeures, peut-être ne se reverraient-elles jamais. Même si…

- C’est pas juste… Comment une femme peut-elle être une telle beauté au regard envoutant comme de la glace et pouvant attirer quelqu’un dans ses filets sans aucune difficulté ?

Les mots avaient passé ses lèvres sans qu’elle ne réfléchisse, sa curiosité partie en direction de sa récompense, de cet objet que l’autre personne ferma sans aucune retenue sous son nez afin de bien lui faire comprendre qu’elle n’y avait pas droit. Pas encore. Elowen se mordilla l’intérieur de la joue, légèrement vexée, embêtée par ce simple geste ne signifiant pourtant rien pour autrui. La jeune femme ne réalisait pas qu’elle était toute proche de l’autre, que son odeur devenait enivrante dans ses narines, que cela l’électrisait également. Elle ne s’en rendit compte qu’au moment où le poids de Casey se retrouva contre elle, proche, bien plus qu’auparavant et qu’une part de son cerveau fit le rapprochement, lui dicta que c’était dangereux, qu’il n’y avait plus aucune distance de sécurité et qu’une part d’elle en désirait plus.

- Je suis devenue un reposoir ? J’espère que c’est confortable au moins.

Certes, une partie d’elle-même avait eu envie de reculer soudainement, de prendre de la distance, de faire comprendre à l’autre que c’était beaucoup trop proche. Malheureusement, 90% de son cerveau avait choisit l’autre option. Faire une réflexion, même si ses joues rosissaient à vue d’œil, qu’elle était intérieurement bien plus gênée que ce qu’elle montrait. Gênée et amusée, deux éléments contradictoires qui lui permettaient pourtant de sourire joyeusement. Pire encore après avoir entendus les deux maisons misent de côté, Serdaigle et Serpentard pour lesquelles Casey avaient fait le rapprochement entre sa réponse un peu plus tôt et le fait qu’elle ne l’avait jamais vue dans l’autre. Un sourire charmeur était apparu sur les lèvres de la professeure de runes, un sourire qu’Elowen vit sans aucune difficulté et qui avait dû en faire craquer plus d’un ou d’une. Un sourire enivrant, presque hypnotique et ce même s’il contrastait avec le reste du visage de la demoiselle.

- La maison de votre Patronus ? Ne le connaissant pas, je ne saurai pas vous répondre. Tout ce que je peux dire, c’est que le mien n’est pas d’une grande aide à ce niveau. De plus, une maison où la plupart de ceux s’y trouvant avait un certain charme ? Ce n’était pas dans toutes les maisons de Poudlard ?

Elle avait dû se retenir de demander « Vous me trouvez charmante ? », cette question ayant été sur le bout de sa langue, pratiquement prête à se faire entendre. Ce n’était qu’au prix d’un effort incroyable qu’elle avait résisté, avait prit sur elle, même si l’envie était présente. Une envie persistante, qui lui donnait l’impression d’avoir la gorge brûlante. Ses prunelles vertes se perdirent sur les lèvres de Casey avant de remonter vers les yeux de celle-ci. Oui, l’écossaise était belle et ça, Elowen en était certaine.


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Jeu 7 Fév - 15:16
Won't see us comin' We're out for bloodclickCasey & Elowen
« The book on Dragons »Si j’avais été encore étudiante, spectatrice d’une conversation comme celle-ci, j’aurais abandonné mon travail, que ce soit une matière intéressante ou pas, pour comprendre ce qu’il se passait entre mes professeurs. Les bruits de couloir à propos des professeurs, étaient toujours plus intéressants à écouter que sur les élèves, qui étaient tous plus ou moins pareils. En ce moment, ça ne m’étonnerait même pas de croiser des regards indiscrets, essayant de se camoufler derrière des livres, une mèche de cheveux ou sans aucune mesure de dissimulation. De vrais téméraires !

Mais, comme avant, je me fichais bien d’être observée. Là, rien de réellement compromettant pouvait sortir de cet échange. Si, vraiment, j’avais voulu que rien ne soit propagé en termes de rumeurs et de ce fait, ne pas être observée, j’aurai trouvé un moyen d’être beaucoup plus discrète. Ces années à cacher mes actions criminelles avaient été plus que bénéfique pour apprendre à dissimuler mes traces… Même si ça ne concernait qu’une charmante jeune femme qui « subissait » mon comportement charmeur.

A ses questions à propos des rumeurs pouvant circuler, je secouais simplement la tête. Il était pourtant simple de comprendre que des professeurs étant mises à la porte de la bibliothèque, ce ne serait pas bien vu par l’équipe administrative et les élèves se feraient une joie d’en parler, de rire au nez des prof’ en question… Il ne fallait pas plus loin lorsque je parlais de ça mais la jeune alchimiste ne semblait pas faire le rapprochement.

Elowen semblait pourtant oublier la section « rumeurs et potins », lorsqu’elle entendit le mot « Quidditch ». C’était comme si je lui avais proposé de recevoir la formule permettant de créer la Pierre Philosophale - c’était bien ça que les alchimistes cherchaient à recréer en général, n’est-ce pas ? -. Son regard s’était aussi mis à briller, comme si, moi-même, j’étais la Pierre Philosophale.

« Gardienne. J’évitais de mourir sous les cognards et de recevoir un souafle en pleine figure. »

Je me souvenais des sélections où ça avait été dur mais j’avais fini par avoir le poste. Le plus dur, c’était les matchs. Si j’étais mal réveillée ou trop peu attentive, le coup de souafle ou de cognard était fatal et me faisait chuter… J’étais assez tête brûlée, en plus, essayant de détourner la course d’un cognard lorsque les scores étaient trop proches et que je refusais d’encaisser d’autres points. L’infirmerie m’avait souvent accueillie pour le main complétement explosée…

Je haussais un sourcil lorsqu’elle parla des similitudes entre nos pays par rapport aux mots. Déjà, l’Ecosse n’était pas un pays. Malgré les demandes d’indépendance, c’était pareil que pour la Sicile ou même le Québec. Certains hurlaient haut et fort être indépendants et être Ecossais, Sicilien, Québécois… Mais, au fond, nous ne sommes que Britanniques, Italiens ou Canadiens. Je devais faire partie de ces rares personnes n’étant pas outrées lorsqu’on me disait Anglaise. Néanmoins, j’évitais de faire la remarque en me disant qu’elle était donc irlandaise - n’ayant pas fait le lien plus tôt - en me souvenant de ses mots plus tôt…

« Proche, proche… Si je vous dis : Dè an t-ainm a tha ort?, vous allez me regarder avec des yeux exorbités. Si je dis, par contre : Conas atá tú?, vous pourrez me répondre. Bien entendu, c’est de l’irlandais dit standard… Et l’irlandais a eu une forte influence en Ecosse, mais nous parlions tout de même deux dialectes différents. »

J’étais peut-être une simple prof’ de runes, je n’avais pas eu d’autres travails ou étude après ma scolarité à Poudlard mais, lors de mes longues journées à la demeure Taylor ou avant, le soir, après une journée au garage, je m’étais toujours plongée dans la littérature ancienne. J’apprenais les langues d’avant et m’en imprégnais. Certains disaient que le travail de terrain aurait été plus prolifique mais non. Entre mon père, au départ, puis ma mère, trop de choses me retenaient au Royaume-Uni.

« En fait, non, on ne me fait pas beaucoup de rentre-dedans. C’est plutôt moi, qui en fait. C’est toujours moi la prédatrice et l’autre, la proie. Comme maintenant. »

Une réplique qui était parfaitement réfléchie. Elle donnait l’impression que j’avais un tableau de chasse exceptionnel alors qu’en fait, non. J’étais même la personne avec le moins de conquête, avec un comportement si charmeur. Ça n’avait jamais été un de mes objectifs, j’avais juste envie d’embêter les gens, de jouer de mon charme… Rien de plus… Même si, ici, j'en ressentais un petit quelque chose de plus, qui aurait pu être agréable si j'avais été plus jeune d'au moins 6 ans.

Son incompréhension par rapport à l’interdiction dans la bibliothèque, était aussi adorable que ses mimiques précédentes, une fameuse innocence et naïveté ressortant de ses questions. Le faisait-elle exprès ou son esprit était réellement si pur ? Brillant et étincelant tout sur son passage, alors que le mien n’était qu’un tapis de fumée, impossible à comprendre.

« Je pourrais vous retourner la question, mais en utilisant plutôt des adjectifs comme : solaire, naturelle, brillante… Et sans la partie filets. Bien qu’avec un peu d’entraînement, je suis sûre que vous pourriez y arriver. »

En effet, la jeune femme irradiait d’une bonne humeur et d’une beauté que je n’avais jamais rencontré auparavant. Je n’y étais plus habituée et je n’arrivais pas à rester aussi renfermée que je ne l’étais normalement. Enfin, je n’avais pas non plus parlé énormément sur moi… Mon identité, ma maison lorsque j’étais à Poudlard et mon patronus n’étaient pas des informations si confidentielles et privées. Mon passé, la cicatrice sur mon bras ou tout le reste, là, c’était quelque chose de privé dont je ne parlerais pas. Même sous la contrainte de ces orbes émeraudes, de ce sourire ravageur et cette voix mélodieuse à l’oreille... Elle avait réellement un charme unique...

Ce qui était bizarre, mais bien qu’habituel, c’était que malgré que ce soit un bon moment, que la joie de la jeune femme inondait le lieu où nous étions, le vide en moi existait toujours et semblait aspirer la bonne humeur présente durant cet échange. Ma poitrine restait un bloc de glace, de plusieurs mètres d’épaisseur, qui ne fondait pas et m’empêchait de ressentir ce torrent de flammes, accompagné de la joie, que l’on devait sentir durant ce genre de moment… Malheureusement, je pensais bien que cela ne serait jamais réparer et que je n’aurai plus la chance d’expérimenter le bonheur.

Mais, pour le moment, j’avais autre chose à penser, comme par exemple, la jeune femme servant de « reposoir ».

« Je devrais vous poser la question, c’est vous qui vous êtes entrée à l’intérieur de mon espace personnel. Mais pour vous répondre, c’est très confortable, malgré que ça ne vaille jamais le confort d’autres reposoirs. »

Ce rapprochement provoquait de légers rosissements sur les joues d’Elowen - tout à fait adorables, par ailleurs -, mais un sourire restait affiché sur ses lèvres - n’avait-elle jamais mal aux joues, à force ? -. Il n’avait pas fallu me tendre la perche, même si ça ne semblait pas du tout l’embêter et qu’elle ne me repoussait pas. Peut-être n’avait-elle tout simplement pas l’habitude ? Certaines personnes avaient beaucoup de mal avec les intrusions dans leur espace personnel, ce que je n’avais jamais eu. Bon, si des inconnus me collaient et tentaient des choses inappropriées, ça n’irait pas. Mais là, je n’avais pas du tout été gênée par le rapprochement de la jeune femme.

« Mon patronus est un Blaireau. Heureusement que je ne suis pas un animagus, je ne pense pas que j’aurai supporté devenir cet animal. »

Un frisson parcourut mon échine. Bien que ce soit le symbole d’une des maisons de Poudlard et que cet animal pouvait être apprécié par beaucoup, je ne l’aimais pas. Je préférais les félins, certains oiseaux… Mais le blaireau était difficilement un animal vers qui j’irais pour faire un câlin.

Mais ma réflexion animalière fut coupée lorsque je remarquais le regard d’Elowen qui descendait sur mon visage, pour ensuite revenir se fondre dans mon regard de glace.

« A trop vous focaliser sur mes lèvres et sur mon charme magnétique, vous allez finir par oublier le but de cette conversation, ne jamais répondre à mes questions et ne pas avoir ce livre, que j’emprunterais pour être sûre que vous ne l’ayez pas. A moins qu’une autre récompense ne vous encourage plus… »

Bien entendu, je n’avais aucune récompense en tête mais la jeune alchimiste semblait être tombée totalement dans mes filets. Alors je m’amusais encore plus qu’au début, lorsqu’elle répondait à chacune de mes pics. Là, elle se faisait transpercer par chacune et semblait fondre de plus en plus dans un certain abysse. Moi, malgré qu’elle ait un charme incroyable et me fasse oublier que j’avais d’autres choses bien plus importantes à faire, je me retenais au bord de ce précipice et ne me laissais pas encore avoir entièrement…

« Je ne pense pas. Mais je pense me souvenir que, souvent, les Blai… Poufsouffles avaient un certain charme, quelque chose de plus que les autres maisons. Même dans la mienne, nous n’avions pas ça. »

Il était vrai qu’en fait, je ne me souvenais pas vraiment des Poufsouffles. Tout simplement parce que je ne faisais pas attention tant que ça aux autres maisons, j’en croisais, je disais bonjour à ceux avec qui j’avais cours mais c’était sans plus… Mais cela pouvait me permettre de continuer sur ses réactions et sa « faiblesse » face à mes charmes.

Mais, malgré moi, j'étais aussi faible par rapport à son charme. Il n'y avait qu'à voir lors de son rapprochement, bien que ça ne me dérange pas, j'avais eu l'impression de me perdre totalement durant quelques secondes et je me congratulais de ne pas l'avoir laissé transparaître... J'oubliais mon travail en tant qu'Ombre, j'oubliais les années de maltraitance et profitais du moment présent... Je souriais - même si je ne ressentais aucune joie -, j'avais quelque fois l'impression que j'allais finir par rire...

Une chose était sûre et je m'en rendais déjà compte : bien que je sois obligée d'être un parfait modèle d'exécutrice et que je ne pouvais pas faire un pas de travers, si je fréquentais de trop la jeune irlandaise, j'allais finir par succomber totalement. Comment pouvais-je en être si sûre alors que ça devait faire même pas une heure que nous parlions ? Ce sont des choses qui se sentent dans les tripes et que je restais une femme, avec ses "faiblesses".
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Lun 18 Fév - 18:10


The book on DragonsElowen O'Neill & Casey McLellan  La jeune alchimiste souriait, amusée par la discussion et tout simplement heureuse d’en apprendre plus sur sa vis-à-vis. Elle avait donc été gardienne ? Ce rôle était celui qui se prenait le plus de balles à la figure, que ce soit le souaffle lorsque l’un des poursuiveurs ratait son lancé ou un cognard bien placé, les gardiens étaient ceux qui souffraient le plus et finissaient, dans la majeure partie des cas, à l’infirmerie. Elle se creusa la méninge tentant de se rappeler d’un match qu’elle aurait pu commenter et ragea intérieurement. Comment aurait-elle pu oublier une telle beauté ? Aux yeux de l’irlandaise c’était inconcevable.

Elle s’étira un bref instant, réfléchissant toujours autant à son dilemme par rapport aux commentaires lors de sa jeunesse à Poudlard durant les matchs de Quidditch que par rapport aux questions posées auparavant. Elowen bougeait, toujours, que ce soit ses doigts, ses bras ou en marchant, faisant bouger l’un de ses pieds. Son père lui disait fréquemment qu’elle avait la bougeotte, comme lui, et sa mère était souvent dépitée dans de tels moments.

- Gardienne… Vous avez dû pas mal souffrir lors des matchs McLellan…

Ses yeux verts brillèrent un bref instant, comme si ses souvenirs avaient trouvé quelque chose d’intéressant, une donnée qui lui manquait et qu’ils avaient fini par retrouver dans les méandres du passé. Un large sourire apparu à nouveau sur le doux visage de l’alchimiste qui appréciait la situation, appréciait tout simplement ce moment même si elle avait l’impression d’être une pauvre Aventurière face à un féroce Dragon gardant son antre.

- Je suis certaine de votre maison, professeur McLellan, pour ça, je ne reviendrais pas dessus ! Vous appréciez les énigmes tel un Sphinx, mais vous me rappelez tellement plus une Dragonne. Vous pouvez autant être ardente que froide, même si à première vue ce serait le froid qui me viendrait en tête. Je me demande si vous êtes aussi active que la créature en question, tient…

Certes, à première vue cela ne voulait rien dire. Pourtant, pour Elowen c’était un rapprochement logique, purement lié à son milieu alchimique de base. Un Dragon n’était pas qu’une créature crachant des flammes, c’était un être touchant autant la Vie que la Mort, un être Chaud et Froid à la fois, une créature aux deux visages que peu de gens pouvaient voir. C’était également un gardien, tant du savoir même si l’on pensait souvent au Sphinx pour cela, que de l’or… L’or pouvant être un lien avec la sagesse, avec le côté philosophal recherché lorsque des alchimistes cherchaient, en réalité, à refaire cette satanée pierre.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’était pour en découvrir plus par rapport à toutes ces oppositions purement draconiques qu’Elowen voulait emprunter le livre qu’elle n’était pas prête d’avoir. Elle voulait en savoir plus, découvrir tout cela et malheureusement elle n’avait pas de contacts parmi ceux qui s’occupaient et veillaient sur les dragons. Elle devait donc se focaliser sur la lecture lorsqu’elle se trouvait à Poudlard, ou sur ce qu’elle trouvait sur Internet quand elle traînant dans la maison de ses parents ou dans d’autres pays, faisant que l’alchimiste trainait. Bien qu’elle apprécie lire, cela prenait du temps… Enormément et avec les cours, il lui arrivait souvent de se perdre.

Un nouveau sourire, encore plus éclatant, s’afficha sur la moue de la jeune professeure d’Alchimie au moment où Casey parla des langues. En réalité, Elowen c’était mal exprimée, elle le savait parfaitement, mais cela l’amusait énormément de voir que sa collègue prenait cela autant au sérieux. Une envie de lui répondre en irlandais la tirailla. Les mots sortirent de sa bouche sans qu’elle ne puisse les retenir, habituée de devoir répliquer, répondre ainsi.

- Tá mé go maith, buíochas leat as a iarraidh. Agus tú? Go deimhin, bhí mé ag caint faoi an gar idir ár dtíortha, ach labhair mé ró-tapa.

Elle eu envie de se baffer, intérieurement, sincèrement la majeure partie des gens ne la comprendraient pas actuellement. C’était l’anglais qu’elle devait employer, par l’irlandais ! Elle se maudit d’avoir ce réflexe, encore un, alors qu’elle parlait juste avant tout à fait normalement. Mais c’était le problème lorsqu’elle entendait sa langue maternelle…

- Désolée, j’ai dérapé… Trop l’habitude devoir répondre ainsi quand Léo m’ennuie lorsque je suis chez mes parents. Enfin… Je devrais dire que j’ai l’habite dès que je suis dans mon village… Ah heu…. Je peux traduire si vous voulez ou… Ou on passe juste à autre chose !

L’alchimiste détourna la tête, gênée de s’être autant emmêlée les pinceaux dans les langues. Ce n’était pas dans ses habitudes hormis lorsqu’elle perdait ses moyens. Ses dents mordillèrent l’intérieur de sa joue, au moment où elle réalisa cela sauf que Casey asséna sur le fait que les gens lui faisaient rarement du rentre dedans, que c’était plutôt l’inverse comme à présent. Le regard vert brilla une nouvelle fois d’amusement. L’ancienne Poufsouffle se disait qu’elle montrerait à la « prédatrice » qu’il y avait toujours des surprises, qu’une proie ne pouvait pas n’être qu’une créature inoffensive. Son ancien emblème le montrait bien, en réalité, le blaireau n’étant pas l’animal se laissant le plus faire. Certes, il pouvait cohabiter à ses heures perdues, mais si on venait lui chercher des Mornilles il le faisait bien sentir.

Pourtant la professeure de runes n’en avait pas terminé et une pluie d’adjectifs tomba afin de décrire Elowen. Solaire, naturelle, brillante ? En quoi l’était-elle ? Aux yeux de l’alchimiste, elle n’était qu’elle-même et ne se cassait pas la tête. Rien ne lui rappelait le soleil lorsqu’elle réfléchissait. Pourtant, un léger rire quitta sa gorge.

- Si je ne suis qu’une proie, vous m’excuserez de tenter de me défendre face à un prédateur semblant vouloir me dévorer ? Après tout, c’est ce qu’ils font la majeure partie du temps. De plus, je ne compte rien attraper dans les filets que je n’ai pas car je n’en ai strictement aucune envie… Peut-être parce que cela ne sert à rien et que vos charmes font face à un être capable de tout…

Ah ça… La brunette savait qu’elle l’était et pas qu’un peu. Elle adorait embêter son monde, entraîner les êtres l’entourant dans son sillage, les voir sourire, les taquiner et même entrer dans leur jeu par pur plaisir, par pure envie au point de chercher des stratagèmes pour reprendre le dessus par la suite, pour pouvoir inverser les rôles. On disait des Poufsouffle qu’ils étaient gentils ? Il y avait une limite, ils n’étaient pas totalement naïfs non plus même si ce léger trait de caractère transparaissait chez Elowen. Une naïveté certes présente, mais qui ne lui jouait pas non plus de nombreux tours.

- Vous préfèreriez vous installer ailleurs peut-être ? Sur une zone plus confortable pour vous par exemple. Quoi que, cela risquerait d’être gênant n’est-ce pas ? Et au fil de mes détours, malheureusement, j’ai perdu un peu cette notion d’espace personnel, c’est tellement variable en fonction des pays et des gens… Mais si vous le désirez je me retire.

Elle s’amusait. Purement et simplement tout en retenant ses autres envies. Une mélodie trottait dans sa tête, l’envie de pousser le vice également même si elle restait fidèle à elle-même. Oh, si elle en avait la possibilité, elle enquiquinerait encore plus la jolie professeure qui lui avait posé des questions pour avoir un satané livre. Elowen ne savait même pas si Casey comptait réellement le lui donner si elle lui donnait les bonnes réponses, si elle allait l’emprunter pour elle-même si elle se trompait, il y avait tellement de données inconnues, tant d’informations que l’alchimiste ne connaissait pas que cela l’amusait. Grandement. Sa curiosité était titillée, son niveau d’amusement et son envie de passer du temps avec autrui également.

- Vous avez donc vu juste par rapport à cela. Je suis belle et bien une Poufsouffle, l’un de ces êtres que l’on qualifie toujours de gentils et qui, pourtant, sont tout aussi capable que les membres d’autres maisons de se faire remarquer, de jouer de sales tours. Soit dit en passant, un blaireau peut être aussi dangereux qu’un autre animal plus… Carnassier dira-t-on. Evitez de venir l’ennuyer dans son terrier s’il n’en a pas envie sous peine d’y perdre quelques morceaux.

L’alchimiste n’en restait pas moins admirative par rapport à son homologue du corps professoral, ses prunelles vertes scrutant ce qu’elle pouvait voir de l’autre jeune femme tout en enregistrant chacune des informations dans une part de son cerveau. Que ce soit pour une rencontre unique ou non, la jeune femme ne comptait pas laisser passer quoi que ce soit de ce qu’elle pouvait engranger au niveau informatif. Voir l’autre personne aussi charmeuse lui donnait terriblement envie de l’embêter, de trouver une réponse à cette remarque. Une autre récompense ? Et bien pourquoi pas ?

Habituée à devoir réagir relativement rapidement lors de certains de ses voyages dans d’autres pays, elle posa ses lèvres au niveau de la commissure de la blonde avant de se reculer. Ses yeux vers brillaient encore plus qu’auparavant, elle laissa pourtant reprendre à Casey son espace personnel, vital, tournoyant un peu plus loin sans un bruit faisant ainsi voltiger ses cheveux lâchés. Oh, elle aurait pu faire bien pire, mais elle n’en avait pas envie. Parce qu’elle comptait bien revoir cette blondinette, lui faire comprendre qu’une proie n’était pas qu’un être fragile et elle s’amusa en entendant quelques murmures non loin. Les élèves étaient fidèles à eux-mêmes, discutant de ce qu’ils avaient ou non vu. Pourtant, Elowen n’en avait strictement rien à faire.

- Une récompense de ce genre pourrait, peut-être, me donner bien plus envie encore de trouver les réponses. Bien sûr, le livre reste comprit dans le lot de ce que je remporte si je trouve tout.

Les mises au défi, l’ancienne Poufsouffle adorait cela. Sinon, jamais elle n’aurait été dans ce genre de travail où tout pouvait rater à la moindre erreur, où tout était un défi en lui-même et encore moins continuer à s’amuser actuellement, à chercher les réponses ou à réagir. Elle était ainsi, une adulte vivant au gré de ses envies, un être qui aurait été capable du meilleur et du pire si l’on touchait à quelqu’un comptant pour elle ou si on l’empêchait de suivre ses envies. Bien, mal, tout tenait sur un fil fin en réalité car rien ne l’était. Tout était gris pour Elowen, rien n’était entièrement blanc et ce malgré son côté purement optimiste. Elle aimait la vie, mais qui dit vie, dit inexorablement mort et au fond, n’était-ce pas ce qui l’avait menée dans ce milieu tellement étrange qu’était l’alchimie, que pouvaient être les recherches et les voyages voire les essais ?

Actuellement, elle profitait de la vie. Profitait du contact humain, des voix l’entourant, de la présence de l’autre professeure à qui elle comptait bien donner les réponses. Actuellement, elle était la jeune femme désirant seulement réussir à répondre aux questions, avoir ce qu’elle désirait et ce par n’importe quel moyen tant que c’était suite à ce qu’elle voulait, ressentait. Elle était ainsi. Juste naturelle et irréfléchie à ses heures perdues, juste une sorcière née dans un monde moldu qui fut entourée par de nombreux êtres lui racontant divers contes qui étaient devenus réalité au fil des ans. Juste une femme dont le cœur pouvait palpiter pour d’autres êtres qu’elle-même et qui appréciait être bloquée dans les filets de quelqu’un lui plaisant, d’une manière ou d’une autre.

- Et bien, professeure McLellan, j’espère que vous ne prendrez pas la fuite et me laisserez le temps qu’il reste pour vous donner votre réponse. A moins, qu’une beauté glacée comme vous n’ai peur de décongeler entièrement au fil du temps.
©️ Justayne

Traduction de ce que dit Elowen:
Je vais bien, merci d’avoir demandé. Et vous ? En réalité, je parlais de la proximité entre nos pays. J’ai parlé trop vite.

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Casey McLellan
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Mer 20 Fév - 23:48
Won't see us comin' We're out for bloodclickCasey & Elowen
« The book on Dragons »Recevoir un cognard dans la main ne valait pas la douleur d’une barre de métal transperçant la peau. Ou celle du meurtre du seul membre de sa famille, connu jusqu’alors. Mais je ne pouvais pas dire tout ça à haute voix. C’était bien trop personnel et je ne comptais pas – malgré son charme ravageur et son naturel enjoué – la laisser rentrer dans mon intimité. Après cette discussion et ce jeu, je ne chercherais pas à la revoir, tout simplement. Les bonnes choses avaient une fin et celle-ci se conclurait bien plus vite que normalement, tout simplement parce que j’avais bien plus important. L’unique raison pour laquelle je venais donner cours.

Je me retenais pourtant de répondre, pour clôturer le sujet Quidditch. En effet, si j’avais voulu, j’aurais pu devenir joueuse professionnelle. Malheureusement, j’avais eu la meilleure idée de travailler dans un garage… Je ne regrettais rien, bien entendu, même si, en ne devenant pas garagiste aux côtés de mon père, il aurait pu survivre et ne pas être assassiné par sa propre fille…

J’oubliais ce moment de tristesse en entendant la réponse, emplie d’une certaine innocence, comme si j’entendais un gamin m’expliquer avec fierté ce qu’il avait découvert.

« Eh bien, malgré que je sois un mélange entre un Sphinx et un Dragon, sachez, Prof’, que j’aurai très bien pu être une Poufsouffle. Mais le hasard a fait que les Aigles m’ont préféré. »

Je faisais en effet partie des choipeauflous. J’avais eu la chance de pouvoir choisir entre le jaune et le bleu. Je n’y connaissais rien mais, naturellement, je m’étais dirigée vers les Serdaigles et j’y avais passé les plus belles années de ma vie…

« Ardente, hein ? Je ne me souviens pourtant pas d’avoir partagé mon lit avec vous. »

Un sourire en coin se dessina bien plus fort, les traits appuyés, sur mes lèvres, alors que je me penchais un peu plus vers elle. Elle semblait reprendre du poil de la bête et je refusais de perdre la dominance. Oh non, j’avais démarré ce jeu et j’en sortirai gagnante.

Après que je n’ai mentionné les différentes langues, son sourire devint encore plus éclatant, comme si elle souhaitait éclairer l’entièreté de la pièce avec cette simple expression. Tout naturellement, elle me répondait en irlandais, avant de se confondre en excuse. Elle en détourna même la tête, visiblement gênée. En fait, je n’avais pas besoin de jeter des filets vers elle pour qu’elle s’emmêle… Elle le faisait parfaitement toute seule.

« Léo ? Est-ce votre petit ami ? Sait-il que vous draguez sans aucune honte une de vos collègues, alors qu’il vous attend sûrement avec impatience chez vous ? Bien que ça ne me dérangerait pas d’être la maîtresse d’une femme déjà engagée dans une relation. * »

Elle semblait, un moment, perdue dans ses pensées avant qu’un son mélodieux ne s’échappe d’entre ses lèvres. Dans cet endroit, lieu de silence et d’études, c’était comme si son rire s’était répercuté sur les murs et s’était alors amplifié pour le rendre encore plus beau… Malgré ses mots, son intention de ne pas lancer ses filets, c’était comme si elle m’avait emprisonné et que des chaînes étaient apparues, me retenant prisonnière et qu’elle était la seule à avoir la clé pour les défaire…

« Je ne compte pas vous dévorer. A part si c’est votre souhait. »

C’était trop tentant. Bien entendu, toutes ces petites piques, qui visaient un sujet bien plus torride qu’une simple conversation entre collègues, n’étaient que pur bluff. Comme dit précédemment, je ne comptais pas la revoir et, si je franchissais cette ligne, ce serait impossible de l’ignorer par la suite… Une petite voix dans ma tête me murmurait que ça ferait sûrement du mal à l’alchimiste et, bien que je sois du côté du « Mal », ce n’était pas mon but de propager désespoir et peur partout là où je passais… Surtout sur le sillon de cette jeune femme… Une voix plus forte refusait de faire ça, s’y opposant, ne supportant pas d’avance cette idée.

Jouant un peu plus avec elle, je venais passer un bras sur le dossier de sa chaise avec un sourire fier - à l’avance -, la tête légèrement penchée sur le côté.

« Pour ne plus être ma proie, il faut faire comme avec le Filet du Diable. Se détendre. Vous pensez y arriver à un moment donné ou vous allez vous remettre à stresser dès que je vous ennuie un peu trop ? »

Je haussais simplement les épaules par rapport à une installation tout autre, ce n’était pas important pour le moment. Ce ne serait encore qu’un pic de plus et je n’avais qu’à lui demander de me donner de la place ailleurs plus tard, lors d’un moment plus propice et où l’effet sera bien plus intéressant.

Mon sourire de fierté s’agrandit, presque joueur en même temps. Pourquoi s’évertuait-elle à me tendre des perches ? N’avait-elle pas encore compris que, telle une vraie Serdaigle - ou un Serpentard selon les avis -, chaque information était notée, reçue et utilisée à l’encontre de son locuteur ? Surtout que j’étais prête à tout pour rester la prédatrice. De la main dans son dos, j’effleurais le milieu de son dos en murmurant la prochaine phrase, plongeant mon regard polaire dans celui forestier de la professeure d’alchimie. Une simple technique plus que déconcertante si la personne en face ne s’y attendait pas…

« Cela ne fait qu’attiser ma curiosité par rapport à votre côté dangereux, Prof’. Que donne ce rayonnant blaireau, si facilement gêné, lorsqu’il n’est plus retenu par des chaînes ? »

Mais, même dans tous les scénarii que je pouvais imaginer dans ma tête, je ne m’étais pas attendue à ça. Comment prévoir que ce petit blaireau, fervent défenseur de sa maison, avide de connaissance et de lecture et têtu, aurait fait ça ?

J’étais pendant au moins une seconde, incapable de réagir, que ce soit verbalement ou physiquement. Mon cœur semblait avoir raté un bond, qu’il s’était arrêté durant un millième de seconde et qu’il n’allait pas se remettre correctement en route. Une sensation désagréable, bien entendu, mais qui avait un goût de « trop peu ». Comme si mon corps ne demandait que de revivre cet arrêt cardiaque…

Je serrais les poings en reprenant contenance, essayant de ne pas tomber sous le charme d’Elowen, malgré qu’une petite voix dans ma tête me murmurait qu’il était bien trop tard pour ça…

« Je pense que vous jouez un peu trop avec le feu, O’Neill. »

Reprenant du poil de la bête, l’Aigle reprenait son envol avant de fondre en piquet sur sa proie. Comblant cet espace qu’elle venait de créer entre nous deux, je me collais presque à elle, venant murmurer au niveau de son oreille, mes lèvres et le bout de mon nez chatouillés par ses mèches brunes.

« Ce serait bête de vous brûler à force de croire que vous maîtrisez mieux le feu que le dragon. »

Je me reculais ensuite à la hâte, lui rendant à son tour son espace personnel. Je ne voulais pas avoir l’air d’une pot-de-colle, d’une charmeuse trop envahissante. Je posais un bras sur la table et l’autre sur le dossier de ma propre chaise, les jambes tendues sous celle où était assise la jeune femme. Autour de nous, j’entendais aussi les murmures, je sentais les regards… Tout naturellement, je me tournais vers l’un des groupes, dont certains se retournaient, gênés d’avoir été remarqué. Pour les plus téméraires, je faisais un petit signe en souriant, avant d’être rattrapée dans la conversation par Elowen.

« Beauté glacée ? Ne seriez-vous pas en train de baver mentalement sur moi, depuis tout ce temps, ma chère prof’ ? »

Je roulais des épaules, avant de lui répondre, réfléchissant un peu, ne laissant pas mon naturel charmeur reprendre trop le contrôle. J’avais déjà été assez loin, ça ne servait à rien que je ne remette une couche. Encore une fois.

« Vous ne risquez pas de me faire décongeler, ni de me faire fuir. Ne vous en faites pas, Prof’. Réfléchissez plutôt à votre récompense et à la dernière origine du nom Casey. Après ça, vous serez libre. »

* Dialogue dit en irlandais.
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Elowen O'Neill
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Sam 9 Mar - 21:37


The book on DragonsElowen O'Neill & Casey McLellan La jeune femme resta perplexe un instant. Comment ça, la professeure lui faisant face aurait pût se trouver chez les Poufsouffle ? Pourquoi le choixpeau avait-il été aussi « sadique » en la mettant dans une autre maison ? Peut-être aurait-elle pu la rencontrer avant, papoter en sa compagnie dans la « tanière » plutôt que… Que quoi ? La découvrir à présent en chair et en os. Elle se doutait de l’avoir croisée au détour d’un couloir, mais parlé avec elle… Non. Jamais. Elle en était certaine. Ce qui faisait clairement comprendre à l’irlandaise qu’elles n’étaient pas de la même année. Pourtant, elles ne devaient pas être si éloignées dans leurs arrivées respectives à l’école de sorcellerie. Une petite voix le lui disait, quelque part dans sa tête.

- Oh ? Vous êtes un choixpeauflou du coup ?

Cette question était sortie d’elle-même, seule, sans réelle raison. Bien sûr que la réponse serait positive et Elowen se baffait intérieurement, se traitait d’idiote. Pourquoi l’avait-elle posée ? Pourquoi devait-elle parler et réfléchir ensuite ? Ou parfois le contraire, mais c’était bien plus rare. Elle ne s’attendait pas à ce que la professeure de runes lui apprenne cela.

- Vous auriez donc pu être à Poufsouffle ? Quel dommage, nous aurions pu nous rencontrer bien plus tôt !

Elle était sincère la jeune irlandaise lorsqu’elle disait cela, car elle aurait apprécié la rencontrer dans d’autres circonstances, dans le passé, apprendre à la connaître lors de leurs années d’étude. Ses prunelles vertes scrutèrent un instant sa vis-à-vis pendant qu’elle réfléchissait à ce que pouvait posséder la blonde de la maison jaune et noire jusqu’à mettre cette idée de côté. Au fond, Poufsouffle était remplit de personnes variées niveau caractère et ce n’étaient que des traits présents dans le cœur qui ressortaient. La loyauté était la plus présente, celle qui marquait le plus les membres de cette maison ainsi que l’ouverture d’esprit et d’autres petits éléments. Tout le monde était admis, acceptés et chaque nouvelle tête permettait une nouvelle rencontre dans cette tanière remplie de plantes leur servant de salle commune.

Pourtant, ses pensées s’arrêtèrent lorsqu’elle entendit un « Ardente ? Je n’ai pourtant pas souvenir d’avoir partagé mon lit avec vous ». Que pouvait-elle répondre ? Quelle réaction serait la plus appropriée ? Elle ouvrit la bouche, légèrement rougissante, et vit le sourire de l’autre demoiselle. Oh, elle devait bien s’amuser actuellement, mais l’alchimiste n’avait pas abandonné la partie, loin de là et ce même si son cerveau lui envoyait un peu trop d’images, soudainement, pour son plus grand malheur.

- Je me demande comment vous êtes au lit, tient… Vu votre tempérament actuellement, je n’aurais pratiquement aucun doute par rapport au côté dominant qui pourrait apparaître.

En réalité, Elowen n’en savait rien et avait tout simplement lancé cette phrase comme un pavé dans la mare, s’amusant de la situation et ce malgré sa gêne. Elle ne voulait pas se laisser distancer, voulait s’amuser tout autant et devait avouer qu’une part d’elle ne serait pas contre de partager la couche de l’autre professeure, même si ce n’était que pour une nuit. Pour une raison qu’elle ignorait, cette jeune femme aux yeux de glace l’attirait.

Un rire, franc, finit par quitter les lèvres de l’alchimiste lorsque sa vis-à-vis parla de Léo. Lui, son petit ami ? Ahlala, c’était risible tant cela n’était pas possible et qu’il n’y avait jamais rien eu de plus entre eux depuis… Depuis qu’ils étaient haut comme trois pommes en fait. Elle eu du mal à se rattraper, se frottant les yeux où des larmes avaient fini par apparaître à cause de cela et haussa les épaules lorsqu’un chut se fit une nouvelle fois entendre. C’était bien trop fort, trop… Surprenant, imprévisible. Heureusement que le jeune homme n’était pas présent sinon… Sinon, il aurait été bien plus virulent qu’elle.

- Navrée de vous l’apprendre, très chère, mais entre Léo et moi il n’y a strictement rien ! Ce n’est qu’un ami d’enfance asexuel qui n’en a strictement rien à cirer que j’aille voir ailleurs et m’encourage même à trouver quelqu’un que ce soit une femme, un mec ou même une personne non-binaire voire un alien. Enfin, il m’encourageait aussi à arrêter de vagabonder à travers le monde ou à éviter les expériences douteuses dans ma chambre, malheureusement pour lui c’est raté. Même si actuellement je me trouve à Poudlard… Bah, je ne vais pas me plaindre, ici j’ai un vrai lit.*

Un doux sourire restait sur les lèvres de la jeune femme qui repensa aux nombreuses balades qu’ils faisaient à deux, les discussions parfois violentes ou plus amusantes. Ils avaient grandi ensemble, été en cours ensemble jusqu’à ce qu’elle intègre Poudlard et s’étaient revu à de nombreuses reprises. Il l’encourageait comme il le pouvait, l’enguirlandait aussi et aux yeux de l’irlandaise il était l’une des personnes avec qui elle pouvait parler de tout. Même du monde magique. Même s’il fallait éviter de mettre les moldus dans les problèmes de ce monde surnaturel.

- Me dévorer ?

Elle était revenue à elle en entendant cela. Comment ça, la dévorer ? Elle devait avoir raté un morceau de la phrase ? Il fallait qu’elle se rappelle de ce qui avait été dit. Ses neurones n’y arrivaient malheureusement pas et son cœur s’affola. Un « merde, je suis prise au piège » fusa dans sa cervelle et elle du inspirer profondément pour reprendre son calme. Non, non, non, elle ne lui ferait pas ce plaisir, elle ne perdrait pas totalement les pédales, ne lui sauterait pas dessus. Malheureusement, Casey s’approcha d’elle, passa le bras sur le dossier de la chaise d’Elowen qui piqua réellement un fard à ce moment-là. Elle n’était pourtant pas timide, mais la présence toute proche faisait que la voix de la blondinette lui parvenait encore mieux. Beaucoup trop bien d’ailleurs au point qu’une partie de son être commençait à se faire purement et simplement avoir. Que pouvait-elle répondre ? Qu’elle ne stressait pas ? Ce serait faux… Même si à proprement parler ce n’était pas du stress, mais plutôt… Plutôt quoi d’ailleurs ? Elle ne savait pas, ne voyait pas… Juste qu’elle commençait à être prise dans des filets invisibles ce qui la dérangeait.

La main de Casey passa dans le dos de la brunette qui frissonna soudainement. Elle ne s’y attendait pas, avait l’impression que de petits électrochocs lui parcouraient l’échine. Le regard polaire de sa collègue croisa ses yeux verts telle la forêt suivit d’une phrase murmurée, d’un son de voix bien trop agréable aux oreilles de la jeune adulte qui ne savait plus du tout comment réagir, comment faire pour sortir de ce pétrin, pour reprendre le dessus. Pourtant, elle avait réussi à faire le bisou, réussi à mettre de l’espace entre elles deux. Et la réaction de l’autre professeure n’avait pas de prix, remplissait le cœur de l’ancienne Blaireau d’énergie, de joie, d’envie de taquiner… D’envie de plus.

- Ah bon ? Je n’ai pas l’impression pourtant que les flammes soient encore suffisamment attisées, ce faisant je ne crois pas jouer de trop avec. Et puis, sans jouer avec le feu, il est impossible de se réchauffer ou de faire des découvertes intéressantes.

Elowen n’avait juste pas prévu que l’autre femme s’approcherait d’elle, se collerait même contre elle avant de murmurer encore plus près de son oreille. Ses jambes tremblèrent légèrement, son corps entier refusant de réagir correctement. Une nouvelle fois, ses joues prirent une couleur rosée et ses yeux battirent plusieurs fois des paupières tant la surprise avait été grande. Que pouvait-elle faire ? Allait-elle réellement se brûler ? Mais cela ne l’empêcha pas de tenter de reprendre contenance une fois que Casey lui redonna un peu d’espace. Elle n’entendait plus les discussions aux alentours, n’entendait plus réellement ce qui l’entourait et seule la voix de Casey lui restait dans les oreilles pour son plus grand malheur. Comment allait-elle pouvoir se sortir de ce guêpier ? Comment… Comment une simple voix pouvait-elle la mettre dans de tels états ?

- Hm ? Baver sur vous ? N’importe qui baverait mentalement sur une femme aussi attirante que vous, très chère dragonne des glaces. Après tout, entre votre regard, votre allure, votre voix, en fait tout ce qui fait ce que vous êtes, vous possédez un charme désarmant surtout lorsque l’autre personne est attiré par la gente féminine. Je mentirais si je répondais par la négative, vu que vous êtes totalement mon genre.

L’alchimiste réalisa ce qu’elle venait de dire, se traita une nouvelle fois d’idiote, eu envie de se cacher dans un trou de souris, mais resta face à cette autre demoiselle sans quitter ce sourire qui était revenu sur son visage. De toute manière, elle restait fidèle à elle-même et disait seulement la vérité, cela lui jouerait surement des tours, mais elle s’en fichait. Elle appréciait la situation, même si petit à petit elle sentait qu’elle perdait le contrôle, que l’ascendant partait vers la blondinette aux yeux de glace.

- Même pas un peu pour la décongélation ? Quel dommage, pourtant je suis certaine que même un glaçon fini par fondre sous un rayon de soleil. Si vous deviez fuir, j’en serais bien triste…Après tout, une fuite signifierait une victoire par défaut pour moi, non ? Quant à la signification… Il y en a tant qui sont possibles… Pour ce qui est de la récompense, je pense avoir une idée.

Un léger rire quitta ses lèvres au moment où elle tournoya une nouvelle fois, faisant cette fois face à la bibliothèque la plus proche et regardant rapidement les titres. Elle ne trouverait pas d’ouvrages sur les origines des prénoms ici, elle le savait parfaitement, mais il y avait toujours de l’espoir. Elle marcha doucement, rejoignant sa place non loin de son homologue et croisa légèrement les bras, scrutant cette femme lui faisant face.

- Combien de temps reste-t-il, professeur McLellan ?

Elowen avait perdu la notion du temps à force de papoter, réfléchir, s’amuser et il lui fallait à présent un rappel du temps restant, de ce qu’il lui restait pour profiter. Elle n’avait pas envie que tout s’arrête soudainement, voulait que ce petit jeu continue.

©️ Justayne

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